Le projet qui concerne les stations de Gorgier Saint-Aubin et Bevaix est porté par les CFF. Il est mis à l’enquête publique jusqu’à la fin du mois de novembre. Devisé à 30 millions de francs, il doit adapter les installations aux personnes à mobilité réduite. Une mise en œuvre qui s’inscrit dans les directives de la loi fédérale sur l’égalité pour les personnes en situation de handicap.
Deux gares seront mises en conformité sur le Littoral neuchâtelois. Les CFF ont mis à l’enquête publique un projet pour les stations de Bevaix et Gorgier Saint-Aubin. Elle court jusqu’à la fin du mois. Les travaux sont devisés à 30 millions de francs. Ils comprendront notamment l’allongement et le rehaussement des quais, l’adaptation des rampes d’accès ainsi que la rénovation du passage sous-voie dans les deux gares.
Fait plutôt rare, les gares seront déplacées d’une centaine de mètres. « Pour les clients le changement ne sera pas énorme», rassure Jean-Philippe Schmidt, porte-parole des CFF. Il ajoute que c’est, « une question d’adaptation à l’endroit. Dans une des deux gares, on est déjà près d’une paroi antibruit, donc on ne peut pas élargir les quais. On déplace un peu la gare pour pouvoir le faire ».
Jean-Philippe Schmidt : « Ce n’est pas tous les jours qu’on déplace une gare d’une centaine de mètres. »
La LHand en retard
Ces différentes adaptations s’inscrivent dans un contexte de mise en conformité de toutes les gares de Suisse aux personnes à mobilité réduite. La loi fédérale sur l’égalité pour les personnes en situation de handicap donnait un délai de 20 ans pour mettre aux normes les transports publics et les accès, qui courraient jusqu’en 2023. «Les CFF ont l’obligation d’avoir un système de substitution dans les gares qui ne sont pas accessibles de plain-pied », explique le porte-parole. Quant aux causes du retard sur l’application de la LHand, elles sont variées, « à certains endroits, les procédures sont plus longues, il peut y avoir des oppositions. L’important pour nous c’est de pouvoir continuer ce programme », et de permettre à tous les usagers de prendre le train, souligne Jean-Philippe Schmidt.
« Il faut que les personnes qui ont des difficultés à prendre le train puissent quand même le faire. »
Sans opposition, les travaux, devisés à 30 millions de francs, devraient commencer fin 2028 pour une mise en service fin 2029. /ecr








