Val-de-Travers ne veut pas supprimer Noël dans les crèches

Les réseaux sociaux s’enflamment, mais la Commune indique qu’aucune interdiction de Noël n’a ...
Val-de-Travers ne veut pas supprimer Noël dans les crèches

Les réseaux sociaux s’enflamment, mais la Commune indique qu’aucune interdiction de Noël n’a été décidée dans ses structures d’accueil.

Quelle place pour Noël au sein du préscolaire de Longereuse ? Le Conseil communal rappelle les bases. Photo : archives. Quelle place pour Noël au sein du préscolaire de Longereuse ? Le Conseil communal rappelle les bases. Photo : archives.

Le débat est émotionnel depuis plusieurs jours sur les réseaux sociaux et dans les villages : non, Val-de-Travers n'a pas interdit aux responsables de crèches de fêter Noël. La rumeur est tenace, au point de pousser l'exécutif de la commune à s'exprimer ce jeudi : le Conseil communal n'a pas pris cette décision. Dans un communiqué, l'autorité explique qu'un flot de critiques circule en ligne au sujet d'une prétendue interdiction des célébrations de Noël dans les structures pré- et parascolaires communales. L'exécutif dément ces accusations et appelle au calme.


Un document interne mal interprété

Au cœur du malentendu se trouve un vade-mecum élaboré en 2022 par le service de l'accueil de l'enfance. Destiné uniquement aux équipes internes, ce guide devait harmoniser l'organisation des fêtes de fin d'année pour que tous les enfants se sentent accueillis. « Il n'a jamais été question d'effacer Noël, mais d'adapter les célébrations à la diversité actuelle », souligne la Commune.

« La réflexion est née d'une volonté de la direction du service d'harmoniser les faits entre les structures », explique Benoît Simon-Vermot, conseiller communal à Val-de-Travers. « On s'est rendu compte que certains enfants placés dans tel ou tel village, telle ou telle structure, n'avaient pas le même nombre d'événements festifs que les autres »

Benoît Simon-Vermot : « un groupe de réflexion avait été mis sur pied ».

Le conseiller communal précise l'objectif de cette démarche : « L'idée de base, c'était de dire qu'un enfant qui est accueilli dans une structure d'accueil doit avoir les mêmes privilèges qu'un autre qui est accueilli dans un autre village. »

Parallèlement, des réflexions plus larges ont été menées ces derniers mois autour des événements annuels organisés par les structures, comme la Fête du printemps, Halloween ou Noël. Ces discussions, encore inabouties et non destinées à être rendues publiques à ce stade, devaient reprendre début 2026. Le service aurait alors soumis une proposition formelle au Conseil communal.

« Il n'y a pas eu de discussion par rapport à l'interdiction de fête ou de mots tabous comme Noël. On ne dessine plus de cadeaux, on ne fait plus de bricolage... Ça c'est complètement faux et ahurissant d'entendre des choses pareilles », s'indigne Benoît Simon-Vermot. « Au contraire, c'est de dire 'qu'est-ce qu'on met dans ces fêtes?' Et puis qu'elles aient une signification aussi pour les enfants, parce qu'au final, ce sont les enfants qui doivent être bien accueillis et qui doivent avoir du plaisir. »

La Commune rappelle qu'elle tient compte des différentes sensibilités présentes au sein de sa population, croyantes ou non. /comm-aju


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