Patinoire de Fleurier : audit externe commandé

Le Centre de sports de glace fait l’objet d’un audit externe. La Commune cherche des solutions ...
Patinoire de Fleurier : audit externe commandé

Le Centre de sports de glace fait l’objet d’un audit externe. La Commune cherche des solutions pour maîtriser les coûts, tout en prévenant qu’elle ne pourra pas augmenter massivement son soutien financier à la société qui exploite le site.

L'exploitation du Centre de sports de glace est auscultée par un audit externe. L'exploitation du Centre de sports de glace est auscultée par un audit externe.

Exploiter une patinoire, c’est un défi financier : le Centre de sports de glace du Val-de-Travers en fait l’expérience. Après plusieurs pannes de son groupe de froid cet hiver et ce printemps, il a dû consentir à un investissement de 200'000 francs cet été afin de garantir la saison en cours.

La Commune de Val-de-Travers est venue en aide pour garantir cet investissement dans les limites des compétences de l’exécutif. En parallèle, les autorités ont demandé à une société externe de réaliser une analyse approfondie sur le fonctionnement du site fleurisan.

Et ça tombe bien : la « patiosse » est en mains privées depuis 10 ans. En automne 2016, la Commune de Val-de-Travers avait confié la patinoire de Belleroche à CPF (une société anonyme réunissant le club de hockey, la Commune et le club de patinage artistique), qui, à l’époque déjà, y avait investi plusieurs millions de francs.

Si elle ne se risque pas encore, aujourd’hui, à dresser un bilan de ce transfert, la Commune souhaite obtenir un éclairage sur le fonctionnement de la patinoire : « L'idée de faire appel à un mandataire externe, c'est de pouvoir avoir un tiers, neutre, qui a un regard sur cette infrastructure et qui peut nous donner des pistes sur la gouvernance, sur le fonctionnement, sur la location, mais aussi sur l'énergie », souligne la présidente du Conseil communal de Val-de-Travers.

« Un tiers neutre pourra nous donner des pistes », explique la présidente du Conseil communal Sarah Fuchs-Rota :

Les coûts de l’énergie ont explosé en dix ans. En charge des sports également, Sarah Fuchs-Rota interroge notamment la pertinence d’une glace en plein été : « Est-ce qu’il faudrait avoir une structure un peu différente en maintenant la glace durant la période hivernale, mais en ayant peut-être d’autres prestations en période estivale ? ». À ses yeux, une chose est sure : « Val-de-Travers n’aura pas les moyens d’augmenter massivement la subvention à la patinoire, c’est quelque chose qui ne sera financièrement pas tenable pour son budget ». D’autant plus qu’en matière d’infrastructures sportives, le législatif vient de valider les crédits pour rénover sa piscine extérieure et se prononcera prochainement sur un projet de rénovation du télésiège du site de Buttes-La Robella.


« On va se mettre à nu »

Renoncer à augmenter l’aide communale ne répond pas aux espoirs de CPF. L’audit est l'occasion de démontrer le fonctionnement de l'infrastructure. Mais concrètement, il faudrait « augmenter la part [de soutien] communal », indique Valentin Hotz, président du Conseil d’administration de CPF. Afin de répondre, notamment, à la progression des coûts énergétiques. Les pannes sur le site représentent deux défis à ses yeux : « logistique d'abord – trouver un groupe froid au pied levé. […] Et puis financier aussi, parce que la location d'un groupe froid, c'est 8'000 francs par semaine » indique Valentin Hotz. De quoi donner des sueurs … froides à CPF : « les travaux n'ont pas été commandés dans l'immédiat parce qu'on n'avait pas de solution financière ». Solution trouvée au travers d’un dialogue avec la Commune, et le souhait « qu'en fin de saison 2026-2027, il y ait un tour de table pour discuter de l'avenir du Centre de sports de glace et notamment de l'explosion des coûts énergétiques qui font qu'aujourd'hui, le mandat de prestation est un peu juste pour permettre un équilibre et assurer la pérennité du centre à long terme », explique Valentin Hotz.

Cet audit externe, c’est donc « une mise à nu complète des dix dernières années d'exploitation ». Mais plus encore : le président estime que « cet œil externe, c'est une très bonne chose. Je remercie la Commune de Val-de-Travers d'avoir pris cette initiative ».

La subvention calculée à l’époque « ne comptait pas l’entier des charges », indique le président du Conseil d’administration du Centre de sports de glace, Valentin Hotz :

À terme, lorsque l’audit aura rendu ses conclusions, l’exécutif vallonnier présentera un rapport au législatif afin d’envisager l’avenir de la patinoire. /aju


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