Immortaliser le Collège latin avant sa transformation

Le photographe neuchâtelois Guillaume Perret a reçu pour mandat de garder des traces de l’état ...
Immortaliser le Collège latin avant sa transformation

Le photographe neuchâtelois Guillaume Perret a reçu pour mandat de garder des traces de l’état actuel du bâtiment situé à Neuchâtel et qui doit être vidé pour la fin octobre.

Le photographe neuchâtelois Guillaume Perret a pour mission de garder une trace des spécificités du Collège latin à Neuchâtel. Le photographe neuchâtelois Guillaume Perret a pour mission de garder une trace des spécificités du Collège latin à Neuchâtel.

Une nouvelle ère commence pour le Collège latin à Neuchâtel. Ce bâtiment reconnu d’importance nationale doit être complètement vidé d’ici fin octobre en vue de son assainissement. Depuis sa construction au début du 19e siècle, le « Numa » a vu défiler des générations d’élèves et de bibliophiles. Les dernières classes du Lycée Jean-Piaget quitteront les lieux à la fin de l’année scolaire. La Bibliothèque publique de Neuchâtel fermera quant à elle ses portes le 12 juillet et une structure provisoire prendra le relais dès le 3 novembre à la rue Saint-Maurice.

Avant que le chantier ne démarre, le photographe neuchâtelois Guillaume Perret a reçu pour mandat d’immortaliser les lieux, nous apprend l’hebdomadaire N+. Depuis mars, il promène son objectif dans les différentes pièces et dans les couloirs de ce bâtiment chargé d’histoire. Il a notamment immortalisé les derniers élèves qui auront étudié entre ces murs. Grâce à un vaste trousseau de clés « qui ouvrent à peu près tout », Guillaume Perret accède à des endroits que le public n’a jamais vus. Il nous entraîne dans le bureau de Martine Noirjean, conservatrice des archives privées et des manuscrits de la BPUN, dans l’une des multiples pièces qui abritent des livres sous les toits ou encore dans un couloir dont les murs ont été recouverts de graffitis par des générations successives d’élèves.

Guillaume Perret : « Ça transpire de partout que c’est un haut lieu culturel. »

 

Pour la Bibliothèque publique de Neuchâtel, c’est un chantier titanesque qui s’est ouvert. Il faut assurer le déménagement de plus d’un demi-million d’ouvrages, sans en égarer un seul. Au-delà du défi professionnel, c’est aussi une expérience personnelle particulière pour le directeur de la BPUN, Thierry Châtelain, qui travaille dans ces murs depuis près de 15 ans. « Il y a une atmosphère particulière », dit-il. « Tout ça va disparaître […] mais le lieu va être magnifiquement adapté aux usages du 21e siècle », conclut-il. A l’issue des travaux d’assainissement, le Collège latin abritera la Bibliothèque publique de Neuchâtel (BPUN), la bibliothèque Pestalozzi, Bibliomonde, mais également la Lanterne magique, avec un espace d’éducation à l’image.

 

Thierry Châtelain : « Cet esprit ancien, il est ancré dans les murs. »

Guillaume Perret continuera de promener son objectif dans le Collège latin ces prochaines semaines pour garder une trace du déménagement. Il a aussi pour mission de suivre les grandes étapes du chantier jusqu’à la réouverture des lieux prévue pour 2028. /sbm


Actualisé le

Actualités suivantes

Articles les plus lus