Soutien unanime à la nouvelle politique culturelle à Neuchâtel

Le Conseil général a pris acte à l’unanimité lundi soir des axes proposés pour les années 2026-2030 ...
Soutien unanime à la nouvelle politique culturelle à Neuchâtel

Le Conseil général a pris acte à l’unanimité lundi soir des axes proposés pour les années 2026-2030. L’objectif de l’exécutif est de favoriser la participation à la vie culturelle et de soutenir « durablement » ceux qui travaillent dans ce secteur.

La Ville de Neuchâtel envisage de renforcer le pôle culturel situé à l'Evole, en faveur de la jeunesse. (Photo d'archives) La Ville de Neuchâtel envisage de renforcer le pôle culturel situé à l'Evole, en faveur de la jeunesse. (Photo d'archives)

Un plan en trois axes et en douze mesures prioritaires. Le Conseil général de Neuchâtel a pris acte à l’unanimité lundi soir de la nouvelle politique culturelle pour la période 2026-2030. Pour le Conseil communal, il s’agit d’améliorer encore l’accès à la culture. « L’intégration du très jeune public (0-6 ans) et des adolescents (12-18 ans) est un défi majeur de médiation culturelle », écrit-il dans son rapport. L’exécutif souhaite aussi « soutenir durablement l’écosystème culturel », et « encourager les mutualisations et les synergies ».


Vers un pôle culturel à l’Evole

Le groupe socialiste, par la voix de Kim Biloni, a salué « des mesures concrètes et actionnables ». L’élue s’est notamment réjouie de la volonté de l’exécutif de créer un pôle culturel axé sur la jeunesse à l’Evole. L’exécutif compte en effet donner plus de force à ce secteur abritant déjà la Case à Chocs, le théâtre de la Poudrière, le cinéma Minimum et l’Académie de Meuron. L’objectif est d’inviter d’autres partenaires à s’installer dans cet îlot, une fois que les différents bâtiments auront été remis aux normes sécuritaires et énergétiques. Le Parlement des jeunes pourrait notamment s’y installer, ainsi que des écoles de musique et de danse. « Le projet n’en est qu’à ses balbutiements », a précisé la conseillère communale en charge de la culture, Julie Courcier Delafontaine.

Julie Courcier Delafontaine : « La réflexion, elle est surtout sur la réattribution d’espaces actuellement occupés, soit par des services communaux, soit par des privés. »

Pour renforcer l’accès à la culture, le Conseil communal mise également sur le projet de réaffectation du Collège latin, nommé « Le Rhino ». Le bâtiment est voué à accueillir l’ensemble des bibliothèques de la ville, ainsi que la Lanterne magique d’ici 2028, mais aussi à devenir un lieu de conférences et d’ateliers.

La Ville de Neuchâtel a par ailleurs instauré un partenariat avec le Forum inclusion de la fondation Ton sur Ton pour renforcer l’inclusivité dans les institutions culturelles de la Commune.

Mélanie Neuhaus, du groupe VertPopSol, a appelé les milieux scolaires à augmenter les sorties culturelles pour habituer les jeunes à fréquenter les diverses institutions communales.

Le Conseil communal mènera aussi des réflexions sur la politique tarifaire. Un « pass culturel » gratuit d’un an pourrait par exemple voir le jour pour les nouveaux habitants.


Mieux soutenir les acteurs culturels

La Commune entend par ailleurs lutter contre la précarité des acteurs culturels, mise en lumière durant la période du Covid. L’exécutif incitera au respect des recommandations de rémunération pour les projets subventionnés par la Ville. Le Conseil communal veut aussi davantage soutenir les artistes dans leurs processus de recherche et de création, moments charnières entre deux projets. Autre objectif, également salué par le groupe socialiste : celui d’élaborer des conventions avec les institutions qui bénéficient d’une subvention régulière de plus de 50'000 francs.

Kim Biloni : « Signer des conventions sur plusieurs années, ça permet de garantir des budgets et des emplois sur le long terme. »

Pour l’exécutif, cette nouvelle politique vise aussi à favoriser les synergies et à encourager la mise en commun de locaux et d’infrastructures. Pour Olga Rak, du groupe vert’libéral, la Commune doit effectivement assumer son rôle de protection des emplois. L’élue a également salué les synergies envisagées.

Charlotte Grosjean a, elle, profité des débats pour rappeler la volonté du groupe libéral-radical d’étudier la possibilité d’une gouvernance commune des musées communaux et de la Case-à-Chocs, tout en saluant « des axes intéressants ».

Charlotte Grosjean : « Maintenant, ce qu’on attend, c’est de voir comment ça va se concrétiser dans les futures demandes de crédit. »

Plusieurs élus ont en effet déploré le manque de vision chiffrée. Pour la conseillère communale Julie Courcier Delafontaine, il était important de ne pas encore trop entrer sur ce terrain-là dans le cas où la Commune ne pourrait pas tenir ses engagements dans un contexte financier difficile. « L’objectif, c’est évidemment de ne pas baisser les subventions et de conserver le budget actuel », dit-elle, mais le dernier mot reviendra au Conseil général lors des débats budgétaires 2027.

Ni les élus UDC, ni l’indépendant Nolan Bongiovanni n’ont pris la parole sur ce dossier.


Une politique basée sur une démarche participative

Cette vision politique s’appuie sur deux ateliers auxquels les acteurs culturels ont été conviés, ainsi que sur un sondage auquel 1'165 personnes ont répondu. /sbm


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