Caritas est mandatée par la Confédération pour assurer la protection juridique des requérants d’asile. L’organisation participe à un projet pilote d’une année dans les centres fédéraux de Perreux à Boudry et de Chevrilles dans le canton de Fribourg.
Dès le 3 avril, Caritas va s’occuper des conseils et de la représentation juridique de tous les requérants en procédure dans ces centres. Ce nouveau service sera introduit avec la dernière révision de la Loi sur l’asile, acceptée en juin 2016 par le peuple. L’accélération des procédures est accompagnée d’une protection juridique gratuite et automatique.
Espoirs et craintes
L’objectif de ce projet pilote est de « donner l’opportunité aux acteurs communaux, cantonaux et fédéraux de développer leur collaboration en vue de l’entrée en vigueur des procédures accélérées en 2019 », précise le Secrétariat d’Etat aux migrations.
De nombreuses organisations de défense des requérants voient d’un œil plutôt critique cette protection juridique au sein des centres, c’est le cas notamment du Centre social protestant (CSP) : « L’introduction d’un tel dispositif est positive sur le principe mais elle est limitée et risque d’entraîner un affaiblissement de la protection juridique à d’autres endroits », déclare le CSP dans une prise de position de novembre dernier au sujet du projet d’accélération des procédures d’asile. /mvr








