Le texte qui demande d’empêcher la création du parc éolien à la Vue-des-Alpes est irrecevable selon une commission du Grand Conseil. 9'000 signatures avaient été récoltées
La pétition « Non à la disparition du centre nordique et touristique de La Vue-des-Alpes – Crêt-Meuron – Tête-de-Ran » est jugée irrecevable. C’est la commission des pétitions et des grâces du Grand Conseil qui l’estime dans son rapport adressé au législatif neuchâtelois, publié cette semaine. Selon la loi sur les pétitions, le texte déposé en mai 2020 est irrecevable car il entre en collision avec une procédure en cours. En l’occurrence : le parc éolien du Crêt-Meuron se trouve à un stade de développement avancé, puisqu'une demande de permis de construire est en cours de traitement. En cas de nouvelle votation sur ce projet éolien, les promoteurs pourraient donc réclamer des indemnités, selon le Conseil d'Etat cité dans le rapport.
La commission des pétitions et des grâces recommande donc au Grand Conseil de classer ce texte sans suite. La demande des 9'000 signataires de renoncer au projet au Crêt-Meuron et d’empêcher tout projet éolien qui condamnerait le tourisme durable et les activités sportives douces sur ce site n’est pas recevable selon elle.
A noter que la commission a jugé la forme et non le fond du texte. La pétition devrait être traitée au mois de janvier 2022 par le Grand Conseil.
Pour les pétitionnaires: « le combat continue »
Même si la décision définitive doit être prise par le Grand Conseil, les pétitionnaires trouvent « dommage » que le rapport de la commission qualifie la pétition d’irrecevable. Un des membres signataires, Jean-Pierre Leuenberger, aussi président de Neuchâtel ski de fond, estime que le Canton devrait être plus cohérent dans sa stratégie touristique et énergétique au Crêt-Meuron. Il précise qu’une pesée des intérêts et des autres options possibles sera effectuée prochainement et que « le combat continue ». Le déplacement de trois éoliennes annoncé par le promoteur en septembre 2020, ne change rien au problème, selon Jean-Pierre Leuenberger. /swe









