« En Boîte » : Nicolas Feuz

L’auteur neuchâtelois a quitté définitivement son poste de procureur pour se consacrer uniquement ...
« En Boîte » : Nicolas Feuz

L’auteur neuchâtelois a quitté définitivement son poste de procureur pour se consacrer uniquement à l’écriture de polars. Nicolas Feuz a créé sa Sàrl pour garder son statut de salarié et continue de parcourir le pays et même le monde pour découvrir les lieux où se passeront les actions de ses livres.

Nicolas Feuz déambule dans les rues de Bulles pour s'imprégner des lieux pour son prochain polar. Nicolas Feuz déambule dans les rues de Bulles pour s'imprégner des lieux pour son prochain polar.

Un hobby qui devient une activité principale. C’est le saut qu’a fait Nicolas Feuz. Juge, puis procureur pendant 27 ans, le Neuchâtelois écrivait des polars sur son temps libre. Petit à petit, il a diminué son taux d'activité, avant de faire le grand saut cette année et de quitter définitivement le milieu juridique pour se consacrer à 100% à l’écriture. Un changement qu’il préparait depuis trois ou quatre ans. « Évidemment, c’étaient des calculs purement financiers », raconte l’auteur. Un changement qu’il trouvait nécessaire d’opérer à présent, alors qu’il a 55 ans. « C’était maintenant ou jamais. Le jamais voulait dire d’attendre l’âge de la retraite officiel, 65 ans, et d’arriver à un âge où l’on est peut-être un peu plus fatigué, un peu moins alerte pour faire des tournées de dédicaces, des salons, etc. »

Nicolas Feuz : « Pour l’instant, je ne ressens pas de pression d’écrire, ça reste un hobby. »

Dans les polars de Nicolas Feuz, deux choses sont frappantes : sa connaissance très pointue des rouages du système judiciaire, de par son métier de juge et procureur. Mais aussi les descriptions très fines des lieux où se déroulent les actions. Par exemple, au-delà de dire simplement « à La Chaux-de-Fonds », il donne des informations sur le revêtement d’une rue, l’ambiance d’un café, ou encore la couleur d’un bus. Pour y arriver, il va en repérage dans les endroits qu’il souhaite intégrer dans ses livres. Actuellement, Nicolas Feuz commence l’écriture d’un polar qui se déroule autour de la Corrida bulloise. Dans les rues de la ville de Gruyère, il explique faire ses repérages grâce à de nombreuses photos et des rencontres.

« Pas trop descriptif, mais quand même un peu. »

Pour parler de lieux, Nicolas Feuz confie qu’il doit toujours trouver un équilibre entre trop et trop peu de descriptions. Le risque est de tomber dans un ouvrage type guide touristique. « Il faut penser au lecteur de la région, qui aimera la reconnaître, mais il faut aussi penser aux Belges ou aux Français, voire aux Québécois qui vont ensuite lire le livre », explique l’auteur neuchâtelois.

Son polar autour de la Corrida bulloise sortira au début de l’automne prochain, peu avant la 50e édition de la course à pied gruyérienne. En parallèle à l’écriture de ce nouveau livre, Nicolas Feuz est en pleine tournée de présentation et de dédicaces de l’ouvrage qu’il vient de publier aux éditions Istya et Compagnie : « Les Prédateurs ». /lgn