« En boîte » : Les garages Hotz face aux réalités du marché automobile

Les garages automobiles sont de plus en plus dépendants des grandes marques. Seule la qualité ...
« En boîte » : Les garages Hotz face aux réalités du marché automobile

Les garages automobiles sont de plus en plus dépendants des grandes marques. Seule la qualité du service peut faire la différence, selon Valentin Hotz, directeur des garages du même nom. 

Valentin Hotz, directeur des garages du même nom, nous donne sa vision du marché automobile neuchâtelois. Valentin Hotz, directeur des garages du même nom, nous donne sa vision du marché automobile neuchâtelois.

« Nous ne faisons plus le même métier qu’il y a 50 ans. » Depuis 1972, les garages Hotz ont observé l’évolution de leur branche d’activité. Entre évolution technologique, centralisation des savoir-faire et nouvelles réalités du marché de l’automobile, les garages régionaux ont dû s’adapter pour survivre face aux grands groupes. Basé initialement à Travers, le garage Hotz a tenté de concilier l’évolution de son entreprise en véritable chaîne et son ancrage régional. Alors qu’aujourd’hui les mêmes voitures sont vendues dans le monde entier au même tarif, il faut savoir se démarquer sur d’autres aspects que le prix et les modèles. « Si nous sommes devenus l’un des acteurs importants du canton, c’est surement parce qu’on apporte une plus-value à notre clientèle », estime Valentin Hotz, directeur du garage. Selon lui, la différence se fait, pour beaucoup, sur la qualité du service. « Vendre une première voiture, ce n’est pas difficile si l’on a un bon vendeur. Par contre, vendre la seconde, ça veut dire qu’on a été bon en carrosserie, en mécanique et en conseil », illustre le directeur.

Décryptage avec Valentin Hotz :

De nos jours, les garages survivent difficilement s'ils ne sont pas liés à une marque. Les conditions de garantie mises en place par les constructeurs sont liées aux services effectués dans un garage partenaire. « Les voitures que l’on vend aujourd’hui, on les répare demain », explique Valentin Hotz. Cette dépendance aux marques n’est pas nouvelle, mais fait aujourd’hui partie intégrante du jeu, selon le directeur. Ainsi les petits garages indépendants survivent difficilement et sont presque voués à disparaître. Alors cette dépendance est-elle négative pour le marché de l’automobile sur le canton de Neuchâtel ? Valentin Hotz estime qu’il n’y a pas de positif ou de négatif, mais que cette dépendance fait partie de la réalité. « Soit on joue le jeu avec les cartes qu’on a, soit on quitte le jeu », estime le directeur des garages. /crb


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