Le concours hippique du Centre équestre du Cudret se tient de mercredi à dimanche sur les hauteurs de Corcelles. Si les chevaux ne supportent pas trop mal la chaleur, le sable du paddock nécessite une attention particulière et un gros travail d’arrosage pour offrir les meilleures conditions possibles.
Le sable du Cudret va chauffer dès mercredi. Le concours hippique se tient jusqu’à dimanche au manège de la famille Balsiger sur les hauteurs de Corcelles. Enfants, puis Top ten neuchâtelois et finalement la compétition phare le dimanche, le Grand Prix : il y aura des cavaliers de tous les niveaux, amateurs et professionnels. Mais tous devront composer avec une météo caniculaire. Les épreuves juniors ont déjà eu lieu ce week-end dans des conditions très chaudes et ensoleillées. Tout s’est bien déroulé, selon Ken Balsiger, le gérant du Centre équestre et président de la société hippique Cudret-Planeyse, organisatrice de l’événement. Mais une attention toute particulière doit être portée à la piste. « On consomme beaucoup d’eau pour tenir le terrain en place, c’est un peu le gros défi de ces jours », relève Ken Balsiger. « C’est du sable de silice qui est très fin et pour qu’il reste compact et ferme, il doit être humidifié en permanence. »
Ken Balsiger : « Samedi, on a utilisé 40'000 litres d’eau. »
Ken Balsiger précise que ce n’est pas de l’eau potable qui est utilisée : « on a notre propre réserve d’eau, c’est de l’eau de récupération de nos toits, de nos carrières de drainage, etc. », explique le gérant du Cudret. Le sable doit être ferme, mais pas dur comme du béton. « C’est pour ça qu’il doit avoir de l’eau pour avoir une certaine élasticité », poursuit Ken Balsiger qui relève que, comme tout athlète, « le cheval au moment où il prend son appel, il doit être dans les meilleures conditions ». La piste sera donc chouchoutée jusqu’aux premiers concurrents et tout au long de la compétition.
Le chaud, un problème pour les chevaux ?
Si le public peut bénéficier de la grande arborisation autour du paddock pour ne pas trop souffrir du soleil de plomb et supporter la chaleur, qu’en est-il pour les chevaux ? « On a la chance d’avoir un manège qui est fermé, isolé, et qui reste agréable », relève Ken Balsiger. Les chevaux passent donc la plupart de leur temps dans ce manège, puisque c’est leur lieu d’échauffement.
« Les chevaux sont comme nous : on a chaud, mais on n’en souffre pas plus que ça. »
Quant au risque d’orage, plus prononcé pour ce week-end selon les prévisions actuelles, Ken Balsiger ne veut pas s’en faire un ulcère. « Toute manifestation craint les orages, niveau sécuritaire », reconnaît le gérant du Centre équestre du Cudret. Il relève cependant que le concours peut sans problème être arrêté « pendant une heure », et qu’animaux, cavaliers et public peuvent se mettre à l’abri dans le manège. Quant à la réaction des chevaux : « Ils n’ont pas spécialement peur de l’orage, il attend plutôt que ça passe », rassure Ken Balsiger.
« On a quand même des bâtiments en dur où tout le monde peut s’abriter. »
Le concours hippique au Centre équestre du Cudret se tient dès ce mercredi. Le public pourra notamment observer les dix meilleurs cavaliers du canton, lors du « Top ten neuchâtelois » samedi soir. Et le clou du spectacle, la compétition phare de l’événement, c’est le Grand Prix, dimanche dès 14h. /lgn











