La Fondation pour l’Unine sort de l’ombre

Avec une première conférence organisée jeudi soir en présence de la conseillère fédérale Karin ...
La Fondation pour l’Unine sort de l’ombre

Avec une première conférence organisée jeudi soir en présence de la conseillère fédérale Karin Keller-Sutter, l’institution se révèle enfin au grand public. Cinq ans après sa constitution, la fondation est prête à remplir ses fonctions, selon son président Alain Robert-Tissot.

La Fondation pour l'Université de Neuchâtel a été créée en 2021. La Fondation pour l'Université de Neuchâtel a été créée en 2021.

Un premier évènement et une invitée de marque. C’est la formule qu’a choisie la Fondation pour l’Université de Neuchâtel pour se montrer au grand jour. Cette rencontre porte sur le thème de la Suisse de demain et des enjeux auxquels le pays est confronté du point de vue de la connaissance, de l’innovation et de la compétitivité. « Nous sommes très honorés que Madame la conseillère fédérale ait accepté notre invitation », se réjouit Alain Robert-Tissot, le président de la fondation, en rappelant qu’il s’agit de la première manifestation importante pour l’institution. Cet évènement a pour but de faire connaître la fondation à ses potentiels partenaires et mécènes. Car la raison d'être d’une fondation, comme le rappelle son président, c’est de récolter des fonds afin de mener à bien divers projets de l’Université de Neuchâtel. « Ces fonds viennent s’ajouter à la manne publique, ressource la plus importante, pour soutenir des projets qui s’inscrivent au-delà du budget de l’Université », explique Alain Robert-Tissot. La Fondation recherche donc des soutiens philanthropiques auprès de divers acteurs.

Alain Robert-Tissot : « L’Université a besoin de soutiens philanthropiques. »

La Fondation espère déjà développer trois projets. Le premier servira à renforcer l’attractivité de l’Université de Neuchâtel pour les étudiants étrangers en créant une nouvelle filière de psychologie. Le deuxième développera une expérience sur la biodiversité à Chasseral. L'étude simulera une augmentation de la température de 2 degrés sur les organismes d'un périmètre défini. Finalement, le troisième projet sera consacré au soutien de la filière de journalisme de l’Université.


Une apparition tardive

Les Universités de Suisse romande, à l’image de Lausanne ou Genève, possèdent depuis très longtemps le soutien d’une fondation propre. Seule celle de Neuchâtel n’en possédait pas jusqu’en 2021. Selon Alain Robert-Tissot, ce « retard » peut s’expliquer par la capacité de l’Université de Neuchâtel à obtenir des soutiens de fonds publics.

« L’Université de Neuchâtel a beaucoup de succès dans sa capacité à obtenir des fonds. »

Aujourd’hui, la Fondation semble indispensable au bon fonctionnement de l’Université. Les pouvoirs publics, qui sont aujourd’hui davantage penchés sur les économies, ne suffisent-ils plus ? « Certes, la Fondation est indispensable, mais pas en raison des économies publiques », estime le président. Selon lui, les Universités sont de plus en plus sollicitées pour des projets qui dépassent leur budget. Il faut donc compenser, termine Alain Robert-Tissot en précisant que la Fondation pour l’Université de Neuchâtel ne se substituera jamais aux responsabilités des pouvoirs publics. /crb


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