UNIA dénonce une entreprise de nettoyage neuchâteloise

Le syndicat UNIA s’est mobilisé jeudi à Neuchâtel pour dénoncer ce qu’il décrit comme des violences ...
UNIA dénonce une entreprise de nettoyage neuchâteloise

Le syndicat UNIA s’est mobilisé jeudi à Neuchâtel pour dénoncer ce qu’il décrit comme des violences sexistes et sexuelles subies par deux travailleuses du secteur du nettoyage de l’entreprise Adoc. La direction rejette ces accusations.

UNIA a voulu dénoncer de potentiels attouchements dans l'entreprise neuchâteloise. UNIA a voulu dénoncer de potentiels attouchements dans l'entreprise neuchâteloise.

Pour UNIA, la situation est intolérable. Selon le syndicat, deux cas d’agressions auraient eu lieu au sein de la société de nettoyage Adoc, basée à Neuchâtel. L’union des travailleurs du secteur privé reproche à la direction de ne pas avoir réagi et affirme que les employées concernées auraient même été sanctionnées, leurs contrats ayant été rompus dans une temporalité qu'elle juge non fortuite. « L’entreprise a laissé faire », déplore Silvia Locatelli, secrétaire régionale d’UNIA Neuchâtel.

Elle rappelle que les nettoyeuses professionnelles sont particulièrement exposées à ce type de violences. « Cette profession est encore très stéréotypée avec les fameuses femmes de ménage », souligne-t-elle. 

Silvia Locatelli : « C’est quelque chose qui est totalement intolérable. »

Adoc nie les accusations

De son côté, la directrice de l’entreprise Hava Hasanagic contactée par téléphone, nie les accusations. Elle affirme « mettre l’humain au centre de tout » et dit « être à plat » après cette action d’UNIA, qui, pour elle, a été menée de manière « inacceptable ».

De plus, Hava Hasanagic est connue dans la région pour avoir réussi à devenir cheffe d’entreprise bien qu’elle soit une femme et immigrée de Bosnie. « J’ai plutôt l’habitude que les journalistes m’appellent pour parler d’intégration, etc.. », dit-elle.

Hava Hasanagic : « Quand vous rendez service à quelqu'un, il vous le rend en se vengeant. »

Des outils pour protéger les femmes

De manière plus générale, le syndicat rappelle qu’il existe plusieurs dispositifs pour d’apporter un soutien concret aux victimes. Parmi eux figure notamment la hotline confiance, accessible au 0800 06 06 00 en six langues (français, allemand, anglais, italien, espagnol et portugais).

« Il y a aussi le service d’aide aux victimes. Le syndicat peut également aider lorsqu’il s’agit de situations en lien avec le travail », explique Edy Zihlmann, référent de la branche du nettoyage chez UNIA Neuchâtel.

Edy Zihlmann : « Il faut que l’on diffuse ces possibilités de se défendre pour que les femmes qui subissent ces violences puissent les dénoncer. »

/yca


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