Pour une gratuité des infrastructures dédiées à la jeunesse

Une initiative a été lancée sur l’impulsion de clubs sportifs du Val-de-Ruz. Le texte demande ...
Pour une gratuité des infrastructures dédiées à la jeunesse

Une initiative a été lancée sur l’impulsion de clubs sportifs du Val-de-Ruz. Le texte demande de rendre gratuite la location des salles et terrains pour les jeunes de 4 à 20 ans

Plusieurs clubs sportifs ont lancé une initiative visant à instaurer la gratuité des infrastructures pour les jeunes de 4 à 20 ans à Val-de-Ruz. (Photo d'illustration) Plusieurs clubs sportifs ont lancé une initiative visant à instaurer la gratuité des infrastructures pour les jeunes de 4 à 20 ans à Val-de-Ruz. (Photo d'illustration)

Des infrastructures gratuites pour la jeunesse à Val-de-Ruz. Voilà en résumé ce que demande une initiative communale qui vient d’être lancée. Le comité à l’origine de la démarche souhaite instaurer la gratuité pour la location des infrastructures communales, terrains et salles, qui seraient utilisées par les jeunes de 4 à 20 ans. De nombreux clubs sportifs sont à l’origine du texte : le FC Val-de-Ruz, Val-de-Ruz Basket, le Tennis Club Val-de-Ruz, le Tchoukball Club du Val-de-Ruz, le Ski-club Chasseral-Dombresson-Villiers et la FSG Les Geneveys-sur-Coffrane. Cette initiative serait aussi au bénéfice des associations impliquées dans la culture.


Des tarifs de location particulièrement élevés pour le FC Val-de-Ruz

À titre d’exemple, le FC Val-de-Ruz affiche des tarifs de location beaucoup plus élevés que d’autres clubs de football du canton. Pierre-Emmanuel Buss, membre du comité du FC Val-de-Ruz, indique que le club débourse 60'000 francs pour la location des terrains, un montant auquel s’ajoutent 30'000 francs de charges. Le FC Val-de-Ruz enchaîne les résultats déficitaires depuis plusieurs années.

C’est une enquête comparative de l’Association neuchâteloise de football, l’ANF, qui a fait prendre conscience au club de la charge financière qui pèse sur ses épaules. « On paie entre cinq et dix fois plus que les autres clubs », précise Pierre-Emmanuel Buss. Les cotisations ne suffisent plus à couvrir les frais, ajoute-t-il.

L’objectif de l’initiative est d’instaurer un système qui prévaut notamment en Ville de Neuchâtel, mais aussi à La Chaux-de-Fonds et au Locle où la philosophie en place est similaire.

« On paie beaucoup plus que les autres clubs du canton », explique Pierre-Emmanuel Buss

Le comité d’initiative a six mois pour récolter 1’372 signatures.

Le Conseil général de Val-de-Ruz avait refusé en février une motion intitulée Pour la gratuité des installations (salles et terrains) pour tous les juniors des clubs sportifs de Val-de-Ruz.


L’ANF en faveur de la gratuité des infrastructures pour les juniors

Consulté à ce sujet, le directeur technique de l’Association neuchâteloise de football, Daniel de Martini, estime que « la gratuité pour les juniors devrait être la base ». Selon les recommandations de l’ANF, les Communes devraient aussi prélever un montant oscillant entre 800 et 1'500 francs au maximum par équipe d’actifs.

Pour Daniel de Martini, il s’agit d’un investissement en matière de santé physique, mais aussi mentale, d’avoir une jeunesse qui bouge.


Une subvention jugée insuffisante

Actuellement, le FC Val-de-Ruz touche environ 7'000 francs de subventions. « Par rapport aux charges, on est dans un ordre de grandeur qui n’est pas acceptable », estime Pierre-Emmanuel Buss.

Le club a lancé des réflexions pour contenir ses coûts, mais une hausse des cotisations a été refusée par les membres il y a deux ans, précise-t-il. Le FC Val-de-Ruz réfléchit désormais à réduire le nombre de sites utilisés, actuellement au nombre de trois, au risque de perdre en proximité.

Pierre-Emmanuel Buss : « Des rélexions sont en cours pour encore réduire les charges »

La Commune « prend acte »

« La population décidera certainement ». Le conseiller communal en charge de la jeunesse et des sports, Jean-Claude Brechbühler, dit prendre acte de l’initiative qui a été lancée. À ses yeux, il est difficile aujourd’hui de chiffrer le coût de cette éventuelle gratuité. « On ne sait pas qui utilise les salles à quel moment », explique-t-il. L’élu rappelle que la Commune engage 500'000 francs chaque année sous diverses formes (réduction du prix des salles ou subventions par exemple), pour le sport et la culture.

Jean-Claude Brechbühler précise qu’une étude a été commandée pour évaluer le prix de location des salles en comparaison avec les autres communes. « Peut-être qu’on est trop cher, peut-être pas ». L’avenir le dira. /sbm


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