La tempête du 24 juillet a pesé lourd dans les activités de l’ECAP

L’Établissement cantonal d’assurance et de prévention a enregistré 3'474 interventions de sapeurs-pompiers ...
La tempête du 24 juillet a pesé lourd dans les activités de l’ECAP

L’Établissement cantonal d’assurance et de prévention a enregistré 3'474 interventions de sapeurs-pompiers l’an passé. Plus de 1'000 sont à mettre sur le compte des vents violents qui ont ravagé les Montagnes neuchâteloises

Certains bâtiments avaient été complètement détruits au Crêt-du-Locle après la tempête du 24 juillet dernier. (Photo d'archives)  Certains bâtiments avaient été complètement détruits au Crêt-du-Locle après la tempête du 24 juillet dernier. (Photo d'archives) 

L’année 2023 restera dans les annales de l’ECAP. L’Établissement cantonal d’assurance et de prévention comptabilise 3'474 interventions assurées par les sapeurs-pompiers des diverses régions. La tempête du 24 juillet, qui s’est abattue sur les Montagnes neuchâteloises, a nécessité à elle seule 1'014 interventions étalées sur environ un mois. Cet événement a représenté 11'000 heures de travail pour les sapeurs-pompiers neuchâtelois.

L’année dernière a aussi été marquée par une augmentation des incendies de poubelles, de containers et de caves dans les Montagnes neuchâteloises, explique le lieutenant-colonel Maxime Franchi, chef du secteur intervention de l’ECAP.

Le lieutenant-colonel Maxime Franchi

L’an passé, les pompiers se sont par ailleurs déplacés 428 fois pour rien, à la suite de fausses alarmes ; un chiffre stable par rapport aux années précédentes, selon Maxime Franchi.

Les domaines du feu et des éléments naturels ont donné lieu à 97% d’interventions en plus par rapport à 2022.

Du point de vue financier, c’est également du jamais vu dans l’histoire de l’ECAP. Son directeur, Jean-Michel Brunner, évoque des dégâts à hauteur de près de 127 millions de francs. Il fait part d’une certaine inquiétude face à des dégâts naturels qui reviennent plus fréquemment que par le passé.

Jean-Michel Brunner, directeur de l'ECAP

Jean-Michel Brunner, directeur de l'ECAP. Jean-Michel Brunner, directeur de l'ECAP.

Face à cette réalité, l’ECAP mise sur la prévention par le biais de divers partenariats et campagnes. Un label a notamment été mis sur pied pour les entreprises qui embauchent un sapeur-pompier.

Parmi les points de satisfaction, les statistiques montrent que les interventions respectent, dans 98 à 99% des cas, les standards de sécurité en termes de délais à tenir. Le lieutenant-colonel Maxime Franchi précise que les appels d’urgence sont généralement réceptionnés dans les 8 secondes et que les pompiers sont sur les lieux dans les 18 minutes qui suivent l’alerte.

Le lieutenant-colonel Maxime Franchi

Le lieutenant-colonel Maxime Franchi. Le lieutenant-colonel Maxime Franchi.

Finalement, l’ECAP relève encore que son centre d’instruction de Couvet attire du monde à l’échelle suisse et même internationale. « On commence à avoir des discussions avec la France, l’Espagne et l’Italie pour des formations », indique Maxime Franchi. L’an passé, 1'250 personnes ont pris part à une formation dans le Vallon. /sbm


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