Pour un meilleur contrôle des comptes neuchâtelois

Le Centre lance sa campagne pour la Cour des comptes. À l'origine de l'initiative, le parti ...
Pour un meilleur contrôle des comptes neuchâtelois

Le Centre lance sa campagne pour la Cour des comptes. À l'origine de l'initiative, le parti défend le texte qu'elle juge indispensable et avance que le contre-projet du Conseil d’État ne serait qu’un leurre. Les Neuchâtelois se prononceront le 15 mai prochain

Les membres du Centre ont lancé leur campagne mardi à Neuchâtel. Les membres du Centre ont lancé leur campagne mardi à Neuchâtel.

Le Centre veut « SA » cour des comptes. Le parti a défendu son initiative mardi matin à un mois du scrutin. Le peuple neuchâtelois devra se prononcer le 15 mai sur la création de cette nouvelle entité qui est censée contrôler les dépenses et finances cantonales de manière indépendante. Le projet prévoit que trois magistrats apolitiques soient élus par le peuple pour une durée de six ans afin de réaliser cette tâche, à l'instar de ce qu'il se fait dans le canton de Genève ou de Vaud. Les initiants avancent que le projet coûtera 2,5 millions de francs par année, mais permettra d’économiser quelque 20 millions sur les dépenses publiques neuchâteloises.

La Cour des comptes n’est toutefois pas un gendarme selon Le Centre. Elle ne peut pas prendre de sanctions, mais seulement informer.

Le chargé de communication du Centre, Freddy Rumo

À titre de comparaison, le parti neuchâtelois avance que 98% des recommandations émises par la Cour des comptes de Genève - créée en 2006 - ont été prises en cause et 60% suivies de mesure. En tout, l'État lémanique aurait identifié pour 500 millions de francs d'économie en 16 ans.


Un contre-projet critiqué

Balayé par le Grand Conseil, le texte proposé au peuple neuchâtelois sera accompagné d’un contre-projet élaboré par le Conseil d’État. Celui-ci vise à renforcer la Loi sur les subventions et rendre le contrôle cantonal des finances (CCFI) plus autonome. Un comité d'audit sera aussi créé et se chargera des relations entre le CCFI, le Conseil d'État et le Grand Conseil.

Pour le chargé de communication du Centre, Freddy Rumo, ce contre-projet est un leurre et ne peut en aucun cas se réclamer indépendant.

« Avec ce contre-projet, l'État se contrôle lui-même »

Le peuple se prononcera le 15 mai prochain. Pour se forger une opinion, RTN organise un débat vendredi 29 avril. /jha


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