Les compétences d'entreprises au service de la vaccination

Le Canton de Neuchâtel a choisi de s’associer à une dizaine d’entreprises partenaires pour ...
Les compétences d'entreprises au service de la vaccination

Le Canton de Neuchâtel a choisi de s’associer à une dizaine d’entreprises partenaires pour faire fonctionner ses centres de vaccination contre le Covid. Zoom sur cette organisation

Le centre de vaccination de La Maladière à Neuchâtel. Le centre de vaccination de La Maladière à Neuchâtel.

Les centres de vaccination contre le Covid-19 rôdent leurs procédures avant une montée en puissance attendue pour fin avril – début mai dans le canton de Neuchâtel. A ce jour, 21'354 premières doses ont été administrées, auxquelles s’ajoutent 13'847 deuxièmes doses. Deux structures sont actuellement en activité, celle de La Maladière à Neuchâtel et de Polyexpo à La Chaux-de-Fonds. Le centre de Cernier n'est pour le moment plus utilisé pour la vaccination. Désormais, certains médecins et pharmaciens sont aussi autorisés à administrer le vaccin contre le coronavirus à Val-de-Travers. La région sert de test en la matière.

Le Canton de Neuchâtel a choisi de déléguer à une dizaine d’entreprises partenaires les différentes missions à réaliser dans les centres de vaccination. C’est à NOMAD qu’il revient de réaliser les piqûres mais c’est par exemple une société de restauration qui gère la coordination, l’accueil et la sortie des personnes venues se faire vacciner. La cheffe de projet pour la vaccination dans le canton de Neuchâtel, Julie Reynaud :

Une question de compétences

Julie Reynaud, cheffe de projet pour la vaccination dans le Canton de Neuchâtel. Julie Reynaud, cheffe de projet pour la vaccination dans le Canton de Neuchâtel.

Des secouristes, des médecins retraités, la Protection civile ou encore des sociétés de gestion de déchets œuvrent également dans les centres.

Le Canton de Neuchâtel définit les missions de ses partenaires. Des séances de coordination ont lieu chaque semaine pour assurer le suivi de leurs activités. En revanche, l’Etat ne s’implique pas dans les conditions de travail des employés des entreprises. Julie Reynaud, cheffe de projet pour la vaccination dans le canton de Neuchâtel :

Le Canton n'a pas de regard sur les conditions de travail

Chaque entreprise applique donc ses propres conditions, d’où des différences de salaire horaire entre les diverses catégories d’employés. Autre exemple : certains ont droit à la prise en charge de leur repas et d’autres pas. Selon Julie Reynaud, les entreprises appliquent les conditions de travail qui seraient les leurs en temps normal.

Une certaine précarité de l’emploi découle toutefois de la nature même des centres de vaccination qui dépendent des doses à disposition. Julie Reynaud, cheffe de projet pour la vaccination dans le canton de Neuchâtel :

Une activité fluctuante

Un contrat de travail que notre rédaction a pu avoir sous les yeux fait état de travail auxiliaire ou occasionnel. L’employeur n’y garantit aucun taux d’activité ou horaire minimum. Autre élément, l’assurance contre les accidents non-professionnels ne verse pas d’indemnités si le taux d’activité est de moins de 8 heures par semaine. L'employé devra donc se soucier d'être couvert à titre privé dans ce genre de situation. /sbe


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus