Mieux que ce que prévoyait le budget, mais déficitaires tout de même. Dans le rouge à hauteur de 3,3 millions de francs, les comptes 2019 de La Chaux-de-Fonds ont été approuvés à l’unanimité par le Conseil général, jeudi soir.
Les membres du législatif ont unanimement salué le travail des collaborateurs de l’administration communale. Grâce à eux, les charges de la Ville ont pu être réduites drastiquement. Impossible à l’avenir de compter sur de nouvelles économies pour redresser les finances. Le salut passera par des recettes.
Les pistes sont multiples : il faut investir pour faire bouger La Chaux-de-Fonds, il faut tout mettre en œuvre pour attirer des contribuables, il faut une juste répartition des fonds que le Canton touche de la Confédération pour compenser les surcharges géotopographiques.
Concernant ce dernier point, une pétition a circulé entre les tables durant la séance. Treize millions de francs sont en jeu pour La Chaux-de-Fonds, a rappelé la cheffe des finances, Sylvia Morel.
Durant les débats, la création d’un service communal de la promotion économique a refait surface. Il devrait être discuté lors de la séance consacrée au budget 2021 a prédit la grande argentière qui n’occupera plus de fonction à l’exécutif lors de la prochaine législature.
Une législature qui débutera le 16 novembre prochain. Les conseillers généraux ont tenu à ce que ce fameux budget soit soumis aux nouvelles autorités issues des élections communales de cet automne. Prévues initialement le 15 juin, elles ont été reportées au 25 octobre, en raison de la crise liée au Coronavirus.
La séance de jeudi soir a également été l’occasion de tirer le bilan des quatre années écoulées. Un bilan en clair-obscur pour le président de la Ville, Théo Bregnard. Le Conseil communal s’est fendu d’un rapport de plus de 80 pages pour mettre en lumière les réussites et les dossiers qui n’ont pas pu être menés à leur terme. But de l’exercice, montrer que les autorités n’ont pas travaillé à blanc depuis 2016 comme l’ont sous-entendu certaines citoyens avisés, a expliqué le chef de l’urbanisme et des relations extérieures, Théo Huguenin-Elie.
Ce rapport a été accepté par 24 voix contre 5 et trois abstentions, issues des rangs PLR. Certains libéraux-radicaux ont estimé que l’exercice n’était pas assez critique. /cwi









