Plusieurs cas de gale dans l'abri PC de La Tène

Certains requérants d'asile hébergés dans l'abri PC des Perveuils à La Tène ont la gale. Plusieurs ...
Plusieurs cas de gale dans l'abri PC de La Tène

 Photomicrographie d'un sarcopte, agent responsable de la gale Photomicrographie d'un sarcopte, agent responsable de la gale. (photo : Kalumet, de.wikipedia, licence gnu)

Certains requérants d'asile hébergés dans l'abri PC des Perveuils à La Tène ont la gale. Plusieurs cas ont été identifiés et le diagnostic a été confirmé jeudi par un dermatologue.

Toutes les personnes logées dans l'abri ainsi que le personnel d'encadrement vont bénéficier d'un traitement antiparasitaire dès mardi. Les nouveaux arrivants recevront dorénavant un traitement préventif.


Désinfection de l'abri

Le Service neuchâtelois des migrations a demandé à la Confédération de stopper les envois de nouveaux requérants durant une semaine, le temps de résoudre le problème. Durant la journée de jeudi, le centre va être totalement désinfecté. Tous les textiles seront lavés à 60 degrés, les objets qui ne peuvent pas être nettoyés seront congelés durant 24 heures.

Pendant ces opérations, les requérants pourront s'abriter et se changer dans une tente installée à l'extérieur. Ils pourront réintégrer les dortoirs pour la nuit.


Une maladie bénigne

La gale a sans doute été importée dans l'abri par un ou plusieurs requérants, qui ont souvent vécu dans de très mauvaises conditions sanitaires avant d'arriver en Suisse. Il ne s'agit pas d'une maladie grave : c'est un acarien qui creuse des sillons sous la peau et crée des démangeaisons. La transmission se fait par contact répété des mains ou par le biais de literies et de vêtements. La population locale n'a donc rien à craindre. 

Normalement la Confédération contrôle la santé des migrants qui arrivent dans ses centres, mais des cas de gale ont pu passer inaperçus. Pour le médecin cantonal neuchâtelois, Claude-François Robert, le risque est faible que des maladies plus graves arrivent dans le canton par le biais des requérants. D'après lui, le virus Ebola n'a presque aucune chance de s'introduire en Suisse via des demandeurs d'asile, car ces derniers tomberont très malade bien avant d'atteindre nos frontières. Par contre, la Confédération est particulièrement attentive au rapatriement de personnel soignant oeuvrant dans des zones contaminées. /mvr


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