Faculté de théologie : tous dans l'expectative

Tous les acteurs touchés de près ou de loin par la fermeture de la Faculté de théologie de ...
Faculté de théologie : tous dans l'expectative

Tous les acteurs touchés de près ou de loin par la fermeture de la Faculté de théologie de l’Université de Neuchâtel attendent une confirmation officielle des autorités neuchâteloises. Le Conseil d’Etat planche actuellement sur le prochain mandat d’objectifs de l’université qui scellera le sort de la faculté. Ce rapport devrait être prêt fin mai et passera devant le Grand Conseil au plus tôt cet automne.

Pour la Conférence des Eglises réformées romandes, qui a un droit de regard sur la formation en théologie, il y a urgence. Selon son président Xavier Paillard, il faut déterminer où seront transférés les cours de Master en théologie pratique enseignés à Neuchâtel. Deux facultés sont en lice pour les accueillir : celle de Lausanne et celle de Genève, avec lesquelles la faculté de Neuchâtel collabore.

Deux professeurs sont aujourd’hui actifs à la Faculté de théologie neuchâteloise, mais la première, Lytta Basset, partira à la retraite cet été et ne sera pas remplacée et le second, Félix Moser, se retirera lui à l'été 2015. Pour Xavier Paillard, l’enseignement de la théologie pratique ne sera donc plus assuré dans un proche avenir si rien n’est entrepris. L'été prochain, le bureau de formation continue de la faculté fermera déjà ses portes, comme l'annonçait L'Hebdo dans son édition du 20 mars. Le Certificate of advanced studies (CAS) en accompagnement spirituel ne sera pas renouvelé. Les rectorats des trois universités concernées ont toutefois besoin du signal des autorités neuchâteloises pour entreprendre les négociations.

 

Pour un renforcement de la théologie pratique

La Conférence des Eglises réformées romandes (CER) va même plus loin : elle demande que l’enseignement de la théologie pratique soit renforcé. La petite taille de la faculté de Neuchâtel a entraîné une érosion de la formation des étudiants dans ce domaine, selon Xavier Paillard. La CER propose dès lors de créer un institut de théologie pratique. Cette branche de la discipline initie les étudiants aux pratiques des églises et des différentes confessions, ce qui en fait une base importante pour la formation future des pasteurs par les églises réformées romandes, qui sont les principaux employeurs des personnes au bénéfice d’un Master en théologie.

La plus grande crainte de la Conférence des Eglises réformées romandes est de voir l’enseignement de la théologie pratique scindée entre Lausanne et Genève, ce qui empêcherait de créer un pôle fort en la matière.  /sbe


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