L’Uni ferme ses portes à certains étudiants français

Le bac littéraire n’a plus la cote en Suisse. A partir de la prochaine rentrée, les étudiants ...
L’Uni ferme ses portes à certains étudiants français

Difficile de décrocher une formation universitaire en Suisse pour les bacheliers littéraires. Difficile de décrocher une formation universitaire en Suisse pour les bacheliers littéraires.

Le bac littéraire n’a plus la cote en Suisse. A partir de la prochaine rentrée, les étudiants au bénéfice du baccalauréat littéraire obtenu en France ne pourront plus s’inscrire dans une université suisse. Y compris à Neuchâtel.

 

La CRUS serre la vis

La Conférence des recteurs des universités suisses (CRUS) juge que les différences entre le titre délivré dans l’Hexagone et la maturité suisse se sont trop accrues ces dernières années. Les bacs français étaient auparavant déjà mal perçus côté suisse. En général, une mention était exigée pour accéder aux hautes écoles.

Dès le mois de septembre, les portes des universités suisses resteront fermées aux titulaires d’un bac littéraire sans renforcement de mathématiques. En cause, la réforme du programme du titre : il serait trop faible et son programme ne compterait pas assez de disciplines scientifiques.

Il y a toutefois quelques exceptions. Certaines universités suisses pourraient décréter une période transitoire, à l’instar de deux ans à Genève. Un laps de temps durant lequel les bacs L seront encore admis dans certaines facultés de la Cité de Calvin. Autre dérogation : la mesure ne s’appliquera pas aux étudiants qui ont suivi un renforcement en mathématiques.

 

Souplesse à l’UniNe

L’Université de Neuchâtel appliquera les recommandations de la CRUS dès la prochaine rentrée. Mais elle veut faire preuve de souplesse. Un traitement sur dossier sera réalisé pour les candidatures ambiguës, c’est-à-dire pour les étudiants qui ont une moyenne très élevée et qui postulent dans des branches littéraires par exemple.

Kilian Stoffel, le vice-recteur responsable de l’enseignement, estime que cette mesure n’est pas discriminatoire. Mais il souligne que l’étudiant qui choisit cette filière doit être conscient des conséquences. En clair : ils auront de la peine à décrocher une formation en Suisse.

L’Université de Neuchâtel ne regrette pas la décision de la CRUS. Son vice-recteur rappelle que l’initiative n’est pas venue de la CRUS, mais de la France qui a changé son système de bac.

Toutes les maturités gymnasiales suisses permettent d’accéder à la majeure partie des facultés des universités suisses. Grâce à un cursus qui comporte les clés essentielles pour accéder à ces formations, note Kilian Stoffel.

Au niveau bachelor, l’UniNe recense actuellement 38 étudiants en provenance de France. Dix d’entre eux possèdent un bac L. /aju


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