Protéger les frontaliers des deux côtés de la frontière

Unia veut protéger davantage les travailleurs frontaliers. Les régions neuchâteloise, transjurane, fribourgeoise, vaudoise et valaisanne du syndicat ont signé un accord lundi matin avec le Groupement transfrontalier européen (GTE). L’objectif de cet accord est de renforcer la protection de tous les travailleurs en Suisse contre la sous-enchère salariale et sociale indépendamment de leur origine.

Unia et le GTE collaborent déjà depuis une dizaine d’années. Unia Neuchâtel se rend deux fois par mois à Morteau, en France, dans les locaux de l’association afin d’informer les travailleurs français des conditions de travail en Suisse.

Près de 140'000 salariés traversent quotidiennement la frontière franco-suisse. En 2011, le nombre de frontaliers en Suisse a augmenté de 33%. Le syndicat et l’association estiment que ce n’est pas leur nombre toujours croissant qui pose problème, mais la tendance du patronat de baisser les salaires et les conditions de travail en augmentant le temps de travail en raison de leur engagement.

Unia et le Groupement transfrontalier européen organisent une journée d’action le 22 mai pour présenter leur nouvel accord. /aes


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