Unia lance sa campagne pour un salaire minimum

Une buche et un cactus. Le syndicat Unia, accompagné des partis de gauche, a mené une action ...
Unia lance sa campagne pour un salaire minimum

Action d'Unia Le syndicat Unia et les partis de la gauche ont mené une action vendredi matin pour lancer leur campagne en faveur d'un salaire minimum.

Une buche et un cactus. Le syndicat Unia, accompagné des partis de gauche, a mené une action vendredi matin, à Neuchâtel, pour lancer sa campagne en faveur d’un salaire minimum.  

Les participants se sont rendus à la Chambre du commerce et de l’industrie où ils ont déposé une bûche et remis un cactus à son directeur Pierre Hiltpold. Par cette action, ils souhaitent marquer leur désaccord avec la campagne menée par la Chambre qui s’oppose à un salaire minimum.

Les syndicats et les partis mèneront d’autres actions d’ici au 27 novembre, date à laquelle le peuple neuchâtelois devra se prononcer sur le sujet.

Les partisans souhaitent inscrire le principe d’un salaire minimum dans la Constitution neuchâteloise pour assurer un salaire décent aux 10 % de travailleurs pauvres, ces personnes qui, même en travaillant à 100%, sont contraintes de recourir à l’aide sociale pour joindre les deux bouts. Une situation que la gauche et les syndicats trouvent inacceptable.

De leur côté, les opposants estiment qu’il est inutile d’inscrire ce principe dans la Constitution neuchâteloise. Selon eux, il faut trouver d’autres solutions pour venir en aide aux travailleurs pauvres, en faisant davantage d’efforts en matière de formation et d’apprentissage. La Chambre du commerce et de l’industrie craint également un démantèlement des conventions collectives de travail et un nivellement des salaires par le bas.

Si le décret pour un salaire minimum est accepté le 27 novembre, seul le principe sera inscrit dans la Constitution neuchâteloise. Il faudra négocier une nouvelle loi pour fixer le montant de ce salaire minimum. /sbe


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