Les citoyennes et citoyens neuchâtelois ont accepté à 82,65% des voix l'introduction d'un droit des aînés dans la Constitution cantonale. Une reconnaissance symbolique du rôle des seniors dans la société.
La population neuchâteloise a accepté ce dimanche la modification de la Constitution cantonale visant à reconnaître les droits des aînés. Le texte a récolté 82,65% de « oui ».
Cette modification constitutionnelle prévoit que l'État et les communes favorisent l'autonomie, la participation sociale, la qualité de vie et le respect de la dignité des personnes âgées. Elle reconnaît également leur contribution à la société.
Une partie de la droite s'opposait à cet objet, mais n'a pas fait campagne sur le sujet. Roxann Barbezat, chef du groupe UDC au Grand Conseil neuchâtelois, n’est pas surprise de ce résultat, mais elle estime que cet article ajout n’apportera aucune plus-value. L'une de craintes, en revanche, est de voir d'autres catégories de la population revendiquer un tel droit.
Roxann Barbezat : « Une de nos craintes c’est de dire que c'est la porte ouverte à d’autres revendications identitaires. »
Le comité de soutien pour une Constitution respectueuse des aînés, composé de la Fédération neuchâteloise des retraités, de l'AVIVO, d'Unia et Être grands-parents aujourd'hui, est le seul à avoir fait réellement campagne lors de cette votation. Selon lui, cet article va servir de base pour orienter les politiques publiques, en matière de logement par exemple, et permettre de combattre la mise à l'écart des seniors, à commencer par les plus démunis. /mle-sma









