La Société de navigation sur les lacs de Neuchâtel et Morat lance sa saison ce vendredi. Sur les trois bateaux qui devaient circuler, un a finalement dû rester à quai en raison d’une fuite d’huile, alors qu’un autre a été loué par la Société du lac de Bienne.
La LNM reprend le large avec un trou dans la cale. La saison de la Société de navigation sur les lacs de Neuchâtel et Morat commence ce vendredi. L’offre est toutefois réduite en raison de difficultés financières et de personnel. Arcinfo le révélait jeudi, l’un des bateaux qui navigue dès ce 10 avril appartient à la société de navigation sur le lac de Bienne. La LNM a dû le louer à son homologue seelandaise. Et une nouvelle tuile a été détectée au moment de reprendre du service. « Trois bateaux sont prévus à l’horaire et je viens d’apprendre malheureusement qu’un bateau restera à quai pour des questions de fuite d’huile », déplore le président du Conseil d’administration de la LNM. Alain Ribaux qui espère que l’embarcation pourra être rapidement réparée. Reste que seuls deux bateaux naviguent ce vendredi, dont un qui a été loué. Une saison se prépare pendant des mois, comment est-ce que la LNM en est arrivée à devoir louer un bateau ? « Pour respecter un horaire, quand des normes ne sont pas encore tout à fait respectées », explique le président du Conseil d’administration de la société. Pour combien de temps et quelle somme est déboursée pour cette location ? « Je ne sais pas », répond Alain Ribaux.
Alain Ribaux : « C’est le cœur des problèmes à la LNM : l’état de vétusté avancée de ses bateaux. »
Une offre réduite, même pendant la haute saison
La LNM l’annonçait en début d’année : elle commence cette saison avec une nouvelle grille horaire réduite, pour faire face à ses défis logistiques et financiers. Si en janvier, elle devait être temporaire, cette réduction de l’offre va se poursuivre, même à la haute saison. « C’est précisément en raison de l’état des bateaux, de tirer un peu moins sur la corde et d’avoir surtout un bateau de réserve », justifie Alain Ribaux.
« Le but c’est une navigation en toute sécurité. »
Reste que la situation financière de la LNM n’est pas bonne et inquiète. Alain Ribaux met l’accent sur le problème principal, selon lui qui est l’état de la flotte. « Avec les niveaux de recettes actuels, on ne peut pas faire de grosses rénovations », déplore-t-il.
« La saison est garantie. »
Redorer le blason de la société
Un audit sur les ressources humaines a été lancé au sein de la LNM. Le président du Conseil d’administration a reçu les résultats, mais il souhaite les communiquer aux collaborateurs avant d’en parler dans les médias.
Quand il a été nommé président du Conseil d’administration de la LNM, Alain Ribaux avait indiqué dans « La Matinale » qu’il souhaitait aller à la rencontre des collaborateurs fixes, des trois cantons actionnaires, ainsi que des communes qui ont des débarcadères sur leur territoire. Les visites avancent bien, indique-t-il. En allant discuter avec les employés de l’entreprise, il souhaitait notamment « sentir le pouls de la société et mesurer le niveau de volonté qu’il y a de redorer le blason d’une LNM qui est effectivement en difficultés. »
« Les collaborateurs en ont assez d’être critiqué et de voir ce qui ne fonctionne pas. »
Selon le président du Conseil d’administration, les collaborateurs « ne rêvent que d’une société qui fasse envie, qui soit à l’image de ce beau lac de Neuchâtel, c’est-à-dire brillant, étincelant », conclut Alain Ribaux. /lgn









