À l’occasion de la fête nationale, la flotte se mobilise pour offrir à ses passagers la meilleure vue sur les feux d’artifice de la Ville de Neuchâtel. Une croisière particulièrement technique pour le capitaine et ses matelots. Reportage avec l’équipage du Fribourg.
Il fait encore jour samedi 1er août entre 19 et 20 heures, quand les 125 passagers montent à bord du Fribourg. Le vaisseau amiral de la flotte de la Société de navigation sur les lacs de Neuchâtel et Morat (LNM) part pour une croisière spéciale en ce jour de fête nationale. Les voyageurs profitent, ce soir-là, en plus d’un tour en bateau, d’un repas, mais surtout d’une vue imprenable sur le spectacle pyrotechnique de la Ville de Neuchâtel.
A la barre du Fribourg ce samedi, le capitaine Christian Blanc. Âgé de 55 ans, le Neuchâtelois navigue depuis presque trente ans sur les lacs de la région au sein de la société. En sa compagnie, les matelots Dimitri et Yattou, qui sont les yeux du capitaine une fois le soleil couché. Car naviguer de nuit et au milieu d’un amalgame de bateau de plaisance se révèle très technique.
Reportage en timonerie avec le capitaine :
« De nuit, on navigue au radar »
Un peu avant 22h, alors que le Fribourg se rapproche des barges qui servent de lancement aux feux d’artifice, la circulation sur le lac se fait de plus en plus dense. « Chaque petite lumière que vous voyez, c’est un bateau et ce n’est pas facile de distinguer ces lumières de celles de la rive », décrit Christian Blanc à son poste de pilotage. De nuit, on aperçoit à peine les autres bateaux depuis la timonerie, alors qu’ils sont pourtant par centaines devant les Jeunes-Rives. Pas d’autres moyens pour y voir clair que de naviguer au radar dans ce genre de situation, affirme le capitaine.
Christian Blanc : « Ça ne va pas être facile, mais on va y arriver. »
Pour Christian Blanc, Dimitri et Yattou, à la fin de cette sortie, ce qui compte c’est que les passagers aient passé un bon moment.
Yattou : « En plus d’aimer naviguer, il y a aussi le contact humain. »
Une mission qui semble réussie pour l’équipage alors que les voyageurs descendent du Fribourg avec le sourire peu avant minuit. « Quand les passagers nous disent qu’ils ont eu du plaisir, c’est ça mon salaire », conclut le capitaine. /crb










