Fairtiq c’est fini depuis le 1er avril pour l’utilisation de la Neuchâtel Tourist Card (NTC) . Un peu plus d’un an après la digitalisation de cette offre, Tourisme neuchâtelois procède à certains ajustements. Ce pass gratuit est proposé à toute personne qui séjourne au moins une nuit dans un établissement du canton de Neuchâtel. Il donne droit, par exemple, à la gratuité des transports publics sur l’ensemble du territoire, l’entrée libre dans une trentaine de musées du canton, des croisières sur les lacs de Neuchâtel et des Brenets et la location de vélos. Une manière de fidéliser les touristes et de les inciter à revenir dans le canton.
Une baisse temporaire de l'utilisation de la NTC
Passer à la digitalisation a posé un certain nombre de problèmes, comme l’explique Yannick Placi, le directeur de Tourisme neuchâtelois. « Cette transition avait son lot de défis, mais nous a aussi apporté beaucoup d’enseignements pour de futurs développements et aussi pour mieux comprendre nos utilisateurs. » L'année passée, 102'000 NTC ont été émises pour environ 244'800 utilisateurs. Yannick Placi précise que la distribution de la NTC a fortement augmenté avec le passage au digital, avec environ 80% de cartes émises en plus. En revanche, son utilisation a connu une baisse, que Tourisme neuchâtelois juge temporaire. « Ces constats ont été confirmés après la saison estivale et ont conduit aux ajustements introduits ce 1er avril, notamment l’intégration directe du QR code transports dans la carte d’hôte et la possibilité d’utilisation avec ou sans smartphone. »
L’utilisation de Fairtiq a freiné certains utilisateurs
L’abandon de l’application de transports publics Fairtiq fait partie des améliorations mises sur pied par Tourisme neuchâtelois. « Les utilisateurs devaient télécharger l’application, s’inscrire et insérer une carte de crédit même si les transports sont gratuits. D’autres ajustements entrent aussi en vigueur ce mercredi pour leur faciliter la vie. Désormais, ils reçoivent des codes QR qu’ils peuvent enregistrer sur leur téléphone, garder sous forme PDF dans leurs emails, imprimer ou le faire imprimer par leur hôte. Ils sont valables pour les transports et les offres culturelles.
Yannick Placi : « Tout se trouve dans ce qu’on appelle la webApp NTC, qui n’est pas une application, mais un site internet. »
L’utilisation de Fairtiq a aussi provoqué une confusion chez certains touristes concernant les croisières sur les lacs de Neuchâtel et de Brenets. Certains pensaient avoir à faire à une offre de transports, aller d’un point A à un point B, et pas d’une offre touristique. En 2025, la LNM a d'ailleurs enregistré une baisse de 40% de passagers voyageant avec la Neuchâtel Tourist Card, explique Yannick Placi. « Une perte due en partie à cette digitalisation, mais aussi à d’autres éléments avec une saison compliquée (ndlr : de la LNM) et des courses qui ont été annulées. »
« Certains utilisateurs ont pensé que prendre le bateau était un transport public et ont voulu utiliser Fairtiq. »
Les autres offres de la Neuchâtel Tourist Card ont beaucoup moins souffert de ce passage au digital. La baisse se monte, par exemple, à environ 14% pour les activités de loisirs. Les chiffres montrent une plus forte diminution en début qu’en fin d’année, ce qui montre, selon le directeur de Tourisme neuchâtelois, que les gens s’habituent peu à peu à cette nouvelle formule.
« Globalement les chiffres sont stables. »
Cette Neuchâtel Tourist Card est, comme son nom l'indique, une offre exclusivement neuchâteloise. D’autres cantons proposent certaines prestations gratuites aux touristes, mais elles ne vont pas aussi loin que la NTC, se limitant par exemple à certaines villes pour les transports publics. Yannick Placi estime que le modèle neuchâtelois pourrait être étendu dans la région des Trois Lacs. /sma










