L’ancien conseiller d’Etat neuchâtelois a été nommé mercredi à la présidence du Conseil d’administration de la Société de navigation sur les lacs de Neuchâtel et Morat. Il reprend les commandes d’une compagnie en proie à des difficultés financières, de flotte et humaines.
Assainir la flotte et consolider l’assise financière de la LNM : l’ancien conseiller d’Etat neuchâtelois Alain Ribaux a été élu mercredi à la tête du Conseil d’administration de la Société de navigation sur les lacs de Neuchâtel et Morat. Il succède à Nicolas Gigandet qui a décidé de ne pas briguer un nouveau mandat. Alain Ribaux reprend les rênes d’une compagnie qui traverse une crise profonde. Un audit externe a été mandaté par les cantons de Neuchâtel, Vaud et Fribourg sur la gestion et le modèle d’affaires de la LNM. Le nouveau président du Conseil d’administration a expliqué jeudi, dans La Matinale, qu’il avait décidé de relever ce défi parce que la population tient à cette compagnie et « parce que j’aime la région qui m’a vu naître. J’ai toujours défendu le patrimoine de cette région et si je peux y contribuer, c’est avec un immense plaisir. »
Alain Ribaux le sait, le travail est conséquent, la société traverse une crise financière, de flotte, de baisse de fréquentation (l’année 2024 a été la pire de ces dix dernières années) et humaine. Pour redresser la barre, il dit vouloir prendre son bâton de pèlerin et aller à la rencontre « de l’ensemble du personnel, du moins du personnel fixe, environ 25 personnes. Je vais aller rencontrer les trois cantons commanditaires qui sont les principaux actionnaires, mais aussi les 28 communes concernées. Il y a donc du pain sur la planche. »
Des rapprochements sont possibles avec Bienne
Pour améliorer la situation de la LNM, Alain Ribaux va tout mettre en œuvre pour stopper l’hémorragie financière, stabiliser les choses et ensuite développer un modèle d’affaires qui doit comprendre l’assainissement de la flotte. « On a la flotte la plus vieille des lacs suisses, près de soixante ans de moyenne d’âge. On a vraiment des bateaux qui sont essoufflés et qui nécessitent d’assez gros investissements. » Un travail que le nouveau président veut mener le plus « vite possible, mais sans céder à la panique. »
Quant à un rapprochement avec la Société de navigation sur le lac de Bienne, Alain Ribaux estime qu’il est encore trop tôt pour se prononcer sur la question. Il en convient, en revanche, deux sociétés de navigation pour ces trois lacs, de l’extérieur, ça peut paraître étonnant. Et de poursuivre « qu’aujourd’hui, pour ne rien cacher, la LNM ne fait pas très envie dans la situation dans laquelle elle se trouve. Et je ne pense pas que ce soit le bon moment pour engager des pourparlers. » Avant de se marier, conclut-il, il faut déjà songer à assainir. /sma









