La piscine des Combes se refait une beauté

Le législatif de Val-de-Travers a validé une demande de crédit de 8,35 millions de francs pour ...
La piscine des Combes se refait une beauté

Le législatif de Val-de-Travers a validé une demande de crédit de 8,35 millions de francs pour rénover le site aquatique de Boveresse de fond en comble. Les travaux démarreront à la fin de l’été 2027.

Ce lundi soir à Couvet, le Conseil général a largement soutenu le projet. Ce lundi soir à Couvet, le Conseil général a largement soutenu le projet.

Le dossier a généré l’intérêt de la population, qui est venue assister, lundi soir, au législatif de Val-de-Travers qui se réunissait à Couvet. Le Conseil général a dit oui, par 35 voix contre 1 et 3 abstentions, à la rénovation de la piscine des Combes. Le Conseil communal sollicitait un crédit de 8,35 millions de francs au travers d’un rapport au législatif, afin d’y mener une rénovation et un assainissement complets. Un investissement conséquent, mais jugé indispensable pour la pérennité de cette infrastructure en plein air et son rôle dans la région.

Aujourd’hui, le système de traitement de l'eau et les conduites ne répondent plus aux normes. Le Service cantonal de la consommation et des affaires vétérinaires a même contraint la Commune à proposer un projet de rénovation d'ici mai 2026. Faute de quoi le site n’aurait pas l’autorisation de rouvrir. De surcroît, le liner des bassins est en fin de vie, le système de filtration est obsolète et l'un des bâtiments techniques est fortement dégradé par des infiltrations. 

Le projet de rénovation vise à moderniser l'ensemble du site. Le revêtement du bassin sera en inox, qui offre une durabilité plus élevée. Le système de traitement de l'eau sera entièrement revu, abandonnant le chlore gazeux au profit de l'hypochlorite. Toutes les conduites vétustes, y compris celles contenant de l'amiante, seront remplacées pour garantir la qualité de l’eau. Enfin, les bâtiments seront rénovés et l’énergie consommée désormais renouvelable.

Les groupes politiques se sont globalement montrés enthousiastes face au projet. Le POP a notamment souligné que « la piscine des Combes est la destination de vacances de beaucoup de Vallonniers qui ne peuvent pas partir en vacances, et c’est une carte de visite pour la région ». Le PLR, qui s’est aussi montré ouvert au projet, s’est toutefois interrogé sur le montant conséquent de l’investissement : « A-t-on réellement les moyens de se payer deux piscines », s’est interrogé le rapporteur du groupe, en référence à la piscine d'EspaceVal, à Couvet. 

Les Combes, à Boveresse. (photo : archives) Les Combes, à Boveresse. (photo : archives)

Il faudra par contre patienter pour voir un toboggan à la piscine de Boveresse. Le Conseil communal a estimé que cela n’était pas prioritaire. Les travaux démarreront en 2027 et s’étaleront jusqu’au 15 juillet 2028… pour autant que les délais soient tenus.

La piscine des Combes accueille plus de 20'000 personnes chaque été, dont de nombreux frontaliers et Vaudois. Or, l’agglomération de Pontarlier a lancé la construction de son propre centre nautique avec piscines intérieures et extérieures. Le tout pour un budget estimé de 25 millions de francs. De son côté, Sainte-Croix (VD) a lancé vendredi dernier les travaux de rénovation de sa piscine extérieure des Replans. L’investissement se monte à 11 millions de francs. « Nous accueillerons toujours les Vaudois et les Pontissaliens avec plaisir », a tenté de rassurer Sarah Fuchs Rota, conseillère communale en charge du dossier.


Dubied : plus précis, le projet est validé

Par ailleurs, le législatif vallonnier a également validé la redynamisation du site Dubied à Couvet. La friche industrielle qui habitait les fabriques de machines à tricoter verra ses accès améliorés et la Commune va acquérir une parcelle pour abriter un nouveau chauffage à distance. Le dossier a passé la rampe par 25 voix contre 13.

En mai dernier, le Conseil général avait prié le Conseil communal de revoir sa copie, jugée incomplète. L’exécutif a tenté de lever les inquiétudes soulevées au printemps quant aux risques financiers liés à la pollution du site. Le Canton prendra en charge 70% de la dépollution du site, la Commune 20% et les propriétaires 10%. Le nouveau rapport de l’exécutif présente également un diagnostic plus complet des polluants et estime les coûts, ce qui explique l’augmentation de la demande de crédit, qui passe de 3,3 à 3,8 millions de francs. /aju

Depuis l’échec du mois de mai, l’exécutif a retravaillé son rapport. Entretien avec Eric Sivignon, conseiller communal en charge du dossier :


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