Ce vétuste complexe aquatique extérieur est ouvert depuis 1959. Le 17 novembre prochain, le législatif de la Commune de Val-de-Travers doit se prononcer sur un crédit de 8'350'000.-. S’il refuse, la piscine ne rouvrira pas.
La piscine des Combes à Boveresse pourrait s’offrir une cure de jouvence. Le législatif de la Commune de Val-de-Travers doit se prononcer sur un crédit de 8'350'000 le 17 novembre prochain. Ce vétuste espace aquatique extérieur est ouvert depuis 1959. Et en mai prochain, si rien n’est fait, le complexe sera fermé par le Service de la consommation et des affaires vétérinaires : la qualité de l’eau n’est plus aux normes.
La conseillère communale vallonnière en charge des sports défend un projet pour le bien-être des habitants. « C'est un projet qui tient à cœur au Conseil communal. C'est le lieu de vie de l'été pour les familles, pour les jeunes, mais également pour les retraités », explique Sarah Fuchs-Rota
Deux piscines dans le Vallon, c’est trop ?
Le Val-de-Travers compte déjà un autre bassin, intérieur cette fois, celui d’espaceVAL. La question qui se pose est de savoir s’il est vraiment nécessaire d’avoir deux de ces complexes dans le Vallon. Pour Sarah Fuchs-Rota, c'est une bonne chose de pouvoir compter sur ces deux institutions : « Pour une douzaine de milliers d'habitants, d'avoir une piscine intérieure, d'avoir une piscine extérieure, c'est effectivement une immense chance. C’est aussi ça qui nous fait rayonner. La piscine extérieure, on a toujours plus de vingt mille entrées par an. Elles sont toujours en augmentation chaque année, donc on voit qu'elle est appréciée », ajoute-t-elle.
Sarah Fuchs-Rota : « C'est un lieu qui existe depuis 1957, donc bien avant la piscine intérieure d'espaceVAL, qui est appréciée de la population. »
Des travaux conséquents
Dans son rapport, le Conseil communal défend un projet présenté comme écologique, économe et inclusif, mais il s’agit surtout d’une importante remise aux normes techniques. Le système de filtration et de traitement de l’eau doit être totalement revu. Le chlore gazeux, aujourd’hui interdit, serait remplacé par un système à hypochlorite. Le renouvellement complet des conduites et des canalisations doit aussi être entrepris. Le bassin principal en liner serait troqué pour un bassin en inox, les plongeoirs (1, 3 et 5 mètres) doivent aussi être refaits pour la sécurité. En revanche, aucune nouveauté notable n’est prévue pour l’instant. L’installation d’un toboggan n’est pas au programme, même si Sarah Fuchs-Rota ne ferme pas la porte à une étude ultérieure. « Si le législatif souhaite qu’une étude soit apportée sur le toboggan, on le fera. »
« Le toboggan on l’a retiré du projet pour réfléchir à une autre possibilité, qui pourrait venir ultérieurement. »
Pourquoi ne pas tout regrouper à espaceVAL ?
Une autre interrogation surgit lorsque le cas de la piscine de Boveresse est évoqué : pourquoi ne pas créer un seul pôle aquatique à Couvet ? Selon Sarah Fuchs-Rota, le site d’espaceVAL posait plusieurs problèmes : d’abord, le voisinage immédiat rendrait difficile toute extension à cause des nuisances sonores. Ensuite, le manque de places de stationnement compliquerait fortement l’accueil du public contrairement aux Combes où l’espace ne manque pas, d’après elle. En plus de cela, la conseillère communale en charge des sports évoque un obstacle technique majeur : « On serait obligé d'enlever la piste d'athlétisme et le terrain de football à Couvet. On ne sait pas où on pourrait retrouver ces terrains alors qu’on manque déjà actuellement d'heures d'entraînement pour le FC Val-de-Travers qui est le club le plus important de la région », ajoute-t-elle.
De plus, espaceVAL est construit sur une nappe phréatique, ce qui rendrait la construction d’un bassin extrêmement complexe et coûteuse, selon Sarah Fuchs-Rota. « Ça ne coûterait pas du tout moins cher qu'aux Combes », précise-t-elle.
« Ce n’est pas l'option qu'on a choisie parce qu'il y avait vraiment trop de complications. »
Le sort de la piscine de Boveresse sera connu le 17 novembre prochain à l’issue du Conseil général de Val-de-Travers. /yca









