Le Conseil général de Neuchâtel a validé lundi soir les sept crédits nécessaires aux travaux d’assainissement des équipements et des bassins. Seul le montant alloué à une œuvre artistique a divisé le législatif.
Les amateurs de trempette peuvent se réjouir. La piscine extérieure du Nid-du-Crô sera assainie et rénovée. Le Conseil général de Neuchâtel a validé lundi soir les sept crédits pour effectuer les travaux nécessaires sur les équipements et bassins extérieurs. La somme totale s’élève à 5,5 millions de francs. Il s’agit notamment d’installer un nouveau toboggan trois pistes et de refaire les différents bassins.
Si aucun parti n’a remis en question la nécessité de rénover le site, quelques points ont soulevé des réserves, notamment le crédit de plus de 55'000 francs alloué à la création d’une œuvre d’art qui doit être érigée sur le site. Un montant qui répond à un arrêté datant de 2021 et qui stipule que 1% de la valeur des crédits liés aux travaux doit être attribué à la mise en valeur du site.
Le Parti Vert’libéral a déposé un amendement pour réduire ce montant à 20'000 francs, qui correspond au 1% des deux millions de francs consacrés à la modernisation du bassin ludique. Une proposition soutenue par la droite. Insuffisant toutefois pour obtenir la majorité, l’amendement étant refusé par 22 voix contre 18 et une abstention. Aux yeux de la conseillère générale PVL, Sylvie Hofer-Carbonnier, « ce pourcent culturel exclut tout ce qui est entretien et remplacement d’installations. Donc, nous allons juste voulu veiller à ce que cet arrêté s’applique correctement. »
Sylvie Hofer-Carbonnier : « Quand on remplace des catelles abimées par de l’inox, va-t-on à chaque fois voter un pourcent culturel ? »
« Une couverture thermique qui coûte cher »
L’achat pour 650'000 francs d’une couverture thermique pour le bassin de 50 mètres n’a également pas fait l’unanimité. Plusieurs membres du législatif ont mis en avant que cette bâche allait permettre de maintenir la température de l’eau. « Mais dans la mesure où cette eau n’est pas chauffée, on s’interroge quand même sur le fait que cette couverture va servir qu’à rallonger un peu la période d’été sans permettre une ouverture annuelle. Et c’est quand même un gros investissement », relève Sylvie Hofer-Carbonnier.
Le groupe VertsPopSol a aussi partagé ses doutes, mais pour une autre raison. L’écologiste Laurence Castillon explique « que cette couverture ne semble pas répondre à un besoin de la population et s’adresse principalement à une élite sportive. »
Laurence Castillon : « Finalement, on a réussi à s’entendre, car on gagne en nombre de lignes de natation et on élargit la période d’ouverture du bassin. »
Cette couverture permettra un élargissement de la période d’ouverture du 1er mai au 30 septembre, ce qui libèrera des zones du bassin intérieur habituellement réservées aux entraînements des nageurs du Red-Fish.
Enfin, l’apport de sable sur le nord de la plage en galet a aussi fait débat. Des craintes ont été émises quant à sa dispersion dans tout le site, mais aussi dans le lac pouvant causer des problèmes pour la reproduction des poissons. « On ne voit pas trop l’intérêt, cela n’a pas vraiment de sens de mettre du sable à cet endroit. Et on a l’impression que ça pourrait engendrer une pollution », conclut Laurence Castillon. /jpp








