Après le gel en avril, la pluie de ces deux derniers mois impacte le vignoble neuchâtelois. Les vignerons de la région sont sous pression pour préserver la qualité de leur récolte à venir. Le temps humide et changeant de ce printemps et début d’été est propice au développement du mildiou. Un champignon qui s’attaque d’abord aux feuilles et ensuite aux grappes de raisin. C’est donc une période compliquée que vivent actuellement les viticulteurs comme le souligne Benoit de Montmollin, coresponsable du domaine qui porte le même nom à Auvernier. « La situation est stressante. C’est un combat sans relâche pour garder une vigne saine sans trop de maladie. » Car pour lutter contre le mildiou, il faut traiter. « D’habitude on le fait tous les dix jours, mais là actuellement c’est une fois par semaine. En bio, il est nécessaire d’utiliser la bouillie bordelaise et des tisanes pour réduire la dose de certains produits. Mais dès qu’il pleut 20 millimètres, il faut y retourner pour remettre cette sorte d’imperméabilisant sur les feuilles afin d’éviter que le champignon s’installe. »
Benoit de Montmollin : « Il faut être vigilant et ne pas repousser au lendemain ce que l’on peut faire le jour même. »
Reste que la situation actuelle n’est pas alarmante. « La vigne a désormais besoin de soleil. Si maintenant on a deux mois de beau, on aura un super millésime », rassure Benoit de Montmollin. Quant aux vendanges, elles seront cette année un peu plus tardives, « mais aussi un peu plus festives vu qu’elles tomberont certainement durant la Fête des vendanges de Neuchâtel », conclut-il. /jpp