Neuchâtel, berceau de l’iQos

Philip Morris a lancé son système de tabac chauffé il y a 10 ans. Une technologie développée ...
Neuchâtel, berceau de l’iQos

Philip Morris a lancé son système de tabac chauffé il y a 10 ans. Une technologie développée à Neuchâtel et utilisée aujourd’hui par 33 millions de personnes à travers le monde.

L'iQos a été lancée en 2014 au Japon, puis dès 2015 en Suisse. (Photo : Philip Morris). L'iQos a été lancée en 2014 au Japon, puis dès 2015 en Suisse. (Photo : Philip Morris).

Elle marque l’un des tournants de l’industrie du tabac, l’iQos fête ses 10 ans cette année. Ce système de tabac chauffé compte aujourd’hui 33 millions d’utilisateurs à travers le monde. Une technologie qui a été développée à coup de milliards par Philip Morris International (12,5 milliards de dollars depuis 2008) et en grande partie sur son site de Neuchâtel. PMI y a inauguré en 2009 le « Cube », un centre mondial de Recherche et de Développement (R&D). Des centaines de scientifiques et d’ingénieurs y ont notamment collaboré avec des PME locales pour aboutir à l’iQos, le désormais produit phare du géant du tabac.

« Tout s’est vraiment accéléré avec ces nouvelles infrastructures », explique le porte-parole pour la Suisse de Philip Morris, Julian Pidoux, en évoquant le « Cube » à Serrières :

Niveau production, le site neuchâtelois a aussi bénéficié du développement de l’iQos. 66 millions de francs ont été investis dans les équipements destinés à fabriquer les sticks de tabac chauffé et les employés ont été formés à ces nouvelles lignes de production. 400 personnes travaillent actuellement dans cette usine qui produit également des cigarettes traditionnelles.

« On a capitalisé sur le savoir-faire de nos collaborateurs », explique Julian Pidoux :

Philip Morris reste cependant vague sur de potentiels investissements à venir sur le site neuchâtelois. Pour ce qui concerne la recherche, les investissements se font de manière continue, répond Julian Pidoux. Quant aux investissements ou développements à venir dans la partie production, « ce serait vraiment spéculer sur ce qui se passera à l’avenir », explique le porte-parole pour la Suisse de Philip Morris.

Reste que l’objectif annoncé de PMI est, à terme, d’arrêter de produire des cigarettes traditionnelles et de se concentrer sur le tabac sans fumée. Une technologie qui, rappelons-le, conduit toujours à une dépendance à la nicotine et comporte aussi des risques pour la santé, selon stop-tabac.ch. /rgi


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