Soutien unanime au projet d’école à journée continue

Le Conseil général de Neuchâtel a validé lundi soir le projet MAE et le crédit de 4,4 millions ...
Soutien unanime au projet d’école à journée continue

Le Conseil général de Neuchâtel a validé lundi soir le projet MAE et le crédit de 4,4 millions de francs qui allait avec

Le projet MAE vise à offrir une place pour chaque enfant en accueil parascolaire. (Photo d'illustration) Le projet MAE vise à offrir une place pour chaque enfant en accueil parascolaire. (Photo d'illustration)

C’est une révolution qui est enclenchée. Le Conseil général de Neuchâtel a accepté lundi soir, à l’unanimité, le projet MAE (Ma journée à l’école) et le crédit de 4,4 millions de francs qui l’accompagnait.

L’objectif de cette réforme est d’offrir une place d’accueil parascolaire pour chaque enfant. Ce modèle sera d’abord testé dès la rentrée d’août 2024 et durant trois ans dans deux collèges : celui du Crêt-du-Chêne à La Coudre et celui de Serrières. Environ 500 élèves sont potentiellement concernés par ce projet. Les familles sont libres d’y adhérer ou non.

Pour la plupart des groupes politiques, MAE instaure une égalité des chances. Le postulat de base : un enfant - une place a séduit le Conseil général dans une volonté de favoriser la conciliation entre vie privée et professionnelle.

MAE réunira sous une même bannière l’école et l’accueil parascolaire. Il n’y aura plus qu’un seul interlocuteur pour les familles. Pour le groupe PS, ce nouveau système a aussi l’avantage d’être ouvert à tous. Les parents n’ont plus besoin d’avoir une activité professionnelle pour prétendre à une place en parascolaire pour leur enfant, se réjouit la socialiste Isabelle Mellana Tschoumy.

Parmi les changements qui se profilent pour la rentrée 2024 figure le raccourcissement de la pause de midi dans les collèges concernés qui passera de 1h55 à 1h05. Cela pourrait prétériter certains enfants qui devraient rentrer chez eux à la pause. Pour la conseillère communale en charge du dossier, Nicole Baur, ce laps de temps est en adéquation avec la loi. Elle dit vouloir suivre cela de très près et n’exclut pas d’apporter des corrections si nécessaire.

Les enseignants sont invités à prendre part à l’encadrement des enfants durant la pause de midi, sur une base volontaire et contre rémunération. La Ville de Neuchâtel prévoit par ailleurs de recruter entre 9 et 10 EPT pour assurer l’encadrement des élèves.

L’après-midi, les cours s’arrêteront à 14h30. La suite de la journée sera consacrée aux devoirs. Des associations et clubs sportifs sont aussi invités à proposer des initiations aux enfants. Ces activités seront à charge des parents. Sur ce point, le groupe PLR a émis quelques craintes. La libérale-radicale Charlotte Grosjean redoute notamment que cette offre ne vienne remplacer de véritables cours ou entraînements dans les clubs. À ses yeux, il faut s’en tenir à des démonstrations et initiations dans le projet MAE.

Sur le plan financier, la pause de midi sera moins onéreuse, puisque raccourcie, mais le coût par journée au sein de MAE est censé rester le même pour les parents.

Le Canton de Neuchâtel s’est par ailleurs engagé à prendre à sa charge 50% du surcoût que représentera le projet MAE pour les communes concernées, à savoir Neuchâtel, Val-de-Ruz et La Grande-Béroche. /sbe


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