Un requérant sous leur responsabilité avait fait un malaise sans qu’ils prennent les mesures urgentes nécessaires. Quatre agents de sécurité du Centre fédéral d’asile de Boudry ont été condamnés à des peines avec sursis.
Des dérapages au Centre fédéral d’asile de Boudry sanctionnés par la justice.
Le 11 mai, le Ministère public neuchâtelois a émis quatre ordonnances pénales dans une affaire qui avait fait grand bruit début 2021. Elles visent quatre employés d’une société de sécurité privée mandatée par le Secrétariat d’Etat aux migrations sur le site neuchâtelois, selon la RTS. Ils sont reconnus coupables de lésions corporelles simples et mise en danger de la vie et de la santé d'autrui. Un des agents est par ailleurs condamné pour abus d’autorité en raison d’un geste de violence. Il écope de 40 jours-amende avec sursis, les trois autres de 25 jours avec sursis.
Un drame survenu par une nuit glaciale
Les faits datent du mois de février 2021. Par une température glaciale, un jeune requérant alcoolisé rentre au centre de Perreux à Boudry. Il se querelle avec d’autres habitants des lieux. Les agents interviennent, l’empoignent violemment et l’amènent dans un conteneur de sécurité. Sur le sol glacé, le jeune homme fait un malaise. Pensant appliquer la consigne, les membres du personnel de garde ne prennent aucune mesure de sécurité et tardent à appeler une ambulance. C’est ce qui leur vaut d’être condamnés.
Le Ministère public estime que les agents ont appliqué le règlement de manière aveugle et sans humanité. Il leur a tout de même reconnu des circonstances atténuantes qui ont abouti à une réduction de peine. L'autorité reconnait que leur formation et les infrastructures à disposition étaient sans doute insuffisantes.
Les agents n’ayant pas fait recours, leurs condamnations sont définitives. Ils ne travaillent plus pour la Confédération. Quant au Secrétariat d’Etat aux migrations, il dit avoir modifié ses procédures depuis cet incident.
Dans un communiqué diffusé vendredi, Droit de rester Neuchâtel regrette que la procédure ne se sont pas étendues aux cadres du Secrétariat d'Etat aux migrations. L'association de défense des requérants réclame des excuses publiques et demande l’instauration d’un organe indépendant de dépôt de plaintes pour les centres d'accueil fédéraux. /jhi









