Risque d’une transition ralentie pour l’agriculture

Face à un déficit structurel, la Confédération prévoit de faire 2% d’économies dans son budget ...
Risque d’une transition ralentie pour l’agriculture

Face à un déficit structurel, la Confédération prévoit de faire 2% d’économies dans son budget 2024. Plusieurs secteurs seront touchés, dont l’agriculture. A Neuchâtel, cela représente 2 millions de francs en moins pour les professionnels de la branche

 La Confédération prévoit des coupes budgétaires de 2% pour l'agriculture en 2024. La Confédération prévoit des coupes budgétaires de 2% pour l'agriculture en 2024.

Faire plus avec moins, c’est ce qui est demandé à l’agriculture. La Confédération a annoncé en février vouloir procéder à plusieurs économies en 2024. Des coupes linéaires à hauteur de 2% qui toucheront plusieurs secteurs, dont le monde agricole. Ce dernier exprime depuis son exaspération et sa frustration. Dans le canton de Neuchâtel, ces économies représenteraient 2 millions de francs. Une coupe qui intervient alors que les exigences sont de plus en plus élevées et que des transitions tant écologiques qu’énergétiques sont attendues. Dans la région, les productions végétales pourraient être le secteur le plus touché. Pour Yann Huguelit, directeur de la Chambre neuchâteloise d'agriculture et de viticulture, le rythme des transitions pourrait être ralenti.

Yann Huguelit, directeur de la Chambre neuchâteloise d'agriculture et de viticulture

Pour la branche, ces économies punissent les bons élèves. Ceux s’étant engagés à réduire leur empreinte carbone par exemple, pourraient voir les coûts à leur charge prendre l’ascenseur. Une pilule d’autant plus difficile à avaler que, selon l’Union suisse des paysans, les dépenses de l’agriculture sont stables depuis 20 ans et leur part totale n’a cessé de diminuer ces dernières années pour atteindre 4% des dépenses de la Confédération.

Yann Huguelit, directeur de la Chambre neuchâteloise d'agriculture et de viticulture

Le monde agricole espère maintenant convaincre les parlementaires de la nécessité de préserver autant que possible le secteur. /rgi


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