Une classe aux Bayards pour les élèves en rupture scolaire

Le Conseil général de Val-de-Travers a accepté lundi un crédit de 125'000 francs pour la mise ...
Une classe aux Bayards pour les élèves en rupture scolaire

Le Conseil général de Val-de-Travers a accepté lundi un crédit de 125'000 francs pour la mise en place d’une classe de scolarité alternée. Objectif : éviter le placement en institution d’élèves problématiques

Le collège des Bayards accueillera à nouveau quelques élèves dès la rentrée d'août 2022. (Photo d'archives) Le collège des Bayards accueillera à nouveau quelques élèves dès la rentrée d'août 2022. (Photo d'archives)

Val-de-Travers se dote d’un nouvel outil pour prendre en charge les élèves en décrochage ou au comportement inadapté. Le Conseil général a accepté lundi soir de débloquer un crédit de 125'000 francs pour l’année en cours. Cette somme servira à la création d’une classe de scolarité alternée dans le collège des Bayards, qui n’accueille plus d’enfants depuis 2014.

Cette structure doit permettre de sortir un élève problématique de sa classe trois jours par semaine durant une période de trois mois, renouvelable une fois. L’objectif n’est pas de briser le lien avec la classe traditionnelle mais d’offrir une « parenthèse dans le cursus scolaire » aux élèves qui en auraient besoin, indique le Conseil communal dans son rapport.

Actuellement, 13 élèves pourraient répondre aux critères d’intégration de cette classe de scolarité alternée. L’encadrement des enfants sera assuré par un enseignant spécialisé et un éducateur. Des mesures d’équithérapie et de zoothérapie pourront être utilisées, notamment grâce au centre équestre proche du collège.

Cet outil est prioritairement réservé aux élèves du cycle 2, âgés de 8 à 12 ans.

Durant cette séance, le Conseil général a également accepté un crédit de 182'000 francs pour rénover un appartement dans le collège des Bayards qui pourra être utilisé dans le cadre de ce projet de classe de scolarité alternée, notamment pour les repas de midi, pris sur place.

Cet outil se calque sur le modèle vaudois du MATAS. Il s’apparente également à la classe OASIS Junior de La Chaux-de-Fonds et doit servir de projet pilote en vue de l’extension de ce concept à l’échelon cantonal sur sol neuchâtelois.

Le coût de cette classe est évalué à 260'000 francs par année et sera mis en place dès la rentrée d’août pour une durée test de trois ans. /sbe


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