« Il faut repenser l’usage des tests antigéniques »

Surchargé, Admed travaille à plein régime pour analyser les résultats des dépistages du Covid-19 ...
« Il faut repenser l’usage des tests antigéniques »

Surchargé, Admed travaille à plein régime pour analyser les résultats des dépistages du Covid-19. Selon son directeur adjoint, Reto Lienhard, la situation du laboratoire neuchâtelois pourrait s’améliorer en arrêtant de confirmer les résultats des antigéniques positifs par un test PCR pour les personnes déjà vaccinées

Le directeur adjoint d'Admed, Reto Lienhard, à côté de l'une des machines fortement sollicitée ces jours pour analyser les tests PCR. Le directeur adjoint d'Admed, Reto Lienhard, à côté de l'une des machines fortement sollicitée ces jours pour analyser les tests PCR.

Admed résiste tant bien que mal. Alors que la vague des personnes positives au Covid-19 est fulgurante, le laboratoire de microbiologie neuchâtelois fait au mieux pour rendre dans un délai raisonnable les résultats des tests PCR.

Réseau hospitalier neuchâtelois, Hôpital du Jura bernois, centre NOMAD, certains EMS et acteurs privés, entre autres, envoient quotidiennement leur échantillon au laboratoire. Ces jours, Admed en analyse plus de 500, moyennant un travail 7 jours sur 7, de 8 à 22h. Mais pour ne pas être submergé, son directeur adjoint, Reto Lienhard, estime qu’il faut repenser l’usage des tests antigéniques. 

L’association suisse des laboratoires médicaux (FAMH) préconise d’abandonner certains types de tests, comme les tests répétitifs en pool pour les entreprises et les instituts de formation. Pour Reto Lienhard, c’est une question avant tout politique ou épidémiologique. Mais il n’est pas contre.

D’autres missions incombent au laboratoire Admed, comme celle d’analyser les sérologies. Et sur ce point, Reto Lienhard tient à balayer la croyance suivante : celle d’imaginer qu’un test sérologique est utile pour déterminer si on a besoin ou non d'une 3e dose de vaccin.

Panne de machine, délai rallongé

Le travail ne manque donc pas pour Admed, mais lorsque la poisse s’en mêle, cela complique encore plus la mission du laboratoire. Une de ses machines est tombée en panne ce mardi. Conséquence, le délai pour rendre les résultats des tests PCR s’allonge. Il faudra compter entre 36h et 48h pour que les personnes dépistées par NOMAD soient fixées sur leur sort.


80% d’Omicron dans le canton de Neuchâtel

Reto Lienhard souligne encore que le travail de séquençage pour déterminer si le variant détecté est le Delta ou l’Omicron est opéré chez Philip Morris à Neuchâtel. Selon les chiffres du laboratoire, actuellement le variant Omicron représente 80% des cas de Covid-19 dans le canton. /mde-jpp


 

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