Regard critique sur la politique de l’enfance

Une politique de l’accueil de l’enfance dans le canton de Neuchâtel plus souple et mieux adaptée ...
Regard critique sur la politique de l’enfance

Une politique de l’accueil de l’enfance dans le canton de Neuchâtel plus souple et mieux adaptée aux besoins : le collectif « Prends soin de mon doudou » appelle de ses vœux cette réforme, dans un rapport adressé au Grand Conseil

L'Etat souhaite réduire l'accueil en institution, comme par exemple sur le site de Belmont, à Boudry (photo: archives). L'Etat souhaite réduire l'accueil en institution, comme par exemple sur le site de Belmont, à Boudry (photo: archives).

Un rapport pour remettre en question la politique de l’enfance dans le canton de Neuchâtel. « Prends soin de mon doudou » publie mardi matin un document destiné aux députés du Grand Conseil. Le collectif de citoyens concernés par l’avenir de l’enfance s’y fait l’écho des préoccupations de trois associations professionnelles et de deux syndicats du secteur concerné. Le document fait le point sur la réforme cantonale du soutien et de la protection de l’enfance et de la jeunesse, un grand chantier lancé en 2017. Il fait suite à un rapport précédent, publié en juin 2020.


Plusieurs aspects de la réforme remis en cause

Alors que l’Etat cherche à diviser par trois l’accueil en foyer pour réaliser une économie et s’aligner sur la pratique des autres cantons, les auteurs du dossier estiment que l’ambulatoire et le résidentiel devraient être considérés comme des solutions complémentaires. Les signataires du rapport souhaitent assouplir et accélérer les processus et simplifier les procédures. Ils proposent aussi de se livrer à un inventaire cantonal des capacités existantes en matière de placement, dans des familles ou en institution. Ils suggèrent d’introduire des outils de soutien à la parentalité et une professionnalisation dans le domaine des familles d’accueil d’hébergement. Ils demandent encore que légalement, l’Etat puisse contraindre une famille à accepter un accompagnement ambulatoire en cas de crise.

Enfin, le collectif critique le rythme adopté par l’Etat et ce qu’il considère comme un manque de consultation de la base. Il appelle de ses vœux une meilleure écoute des milieux concernés, ainsi qu’un délai de 10 à 15 ans pour évaluer la mise en œuvre du dispositif. /comm-jhi


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