Accueil parascolaire : les élèves de 7e et 8e années restent parfois sur le carreau

À Neuchâtel et à La Chaux-de-Fonds, la priorité est mise sur les plus jeunes enfants dans l’octroi ...
Accueil parascolaire : les élèves de 7e et 8e années restent parfois sur le carreau

À Neuchâtel et à La Chaux-de-Fonds, la priorité est mise sur les plus jeunes enfants dans l’octroi des places, parmi d’autres critères. Pour les élèves âgés entre 10 et 12 ans, l’accent est surtout mis sur le repas de midi.

Les élèves neuchâtelois de 7e et 8e années ne sont pas prioritaires en matière d'accueil parascolaire. (Photo d'illustration)  Les élèves neuchâtelois de 7e et 8e années ne sont pas prioritaires en matière d'accueil parascolaire. (Photo d'illustration) 

Quand la demande dépasse continuellement l’offre. Les Communes neuchâteloises cravachent pour tenter de répondre aux attentes des familles en matière de places d’accueil. Dans le canton de Neuchâtel, la Loi sur l’accueil des enfants (LAE 3) régit la prise en charge des plus petits en crèche, ainsi que des enfants qui fréquentent l’école obligatoire, quel que soit leur âge. Dans les faits toutefois, les enfants de 7e et 8e années, soit les 10-12 ans, restent parfois sur le carreau. Les Communes consultées donnent en effet la priorité à l’accueil des plus jeunes et la révision de la LAE, entrée en vigueur en août dernier, ne devrait pas y changer grand-chose.

En Ville de Neuchâtel et de La Chaux-de-Fonds, la réponse est similaire : « les élèves de 7e et 8e années ne sont pas prioritaires » en matière d’accueil parascolaire. Les critères déterminants pour l’octroi d’une place sont notamment « le taux d’activité des parents, les fratries et l’âge des enfants », indique Nicole Baur, conseillère communale en charge du Dicastère de la famille à Neuchâtel. Dans la Commune, les élèves de 7e et 8e années représentent environ 17% de l’ensemble des demandes.


La priorité est mise sur une prise en charge durant le repas de midi

L’accent pour les élèves les plus grands est surtout mis sur le repas de la mi-journée avec le concept de « Tables de midi », né en Ville de Neuchâtel, et qui est le bloc horaire le plus sollicité. Six enfants sont d’ailleurs en attente partielle sur cette tranche horaire, indique la cheffe du Service de la famille Charlotte Nilsson.

Les chiffres montrent encore qu’en Ville de Neuchâtel, il n’y a pas, pour cette année scolaire 2025-2026, de liste d’attente pour un accueil le matin et l’après-midi pour cette tranche d’âge. Charlotte Nilsson explique cette situation de deux manières : par le fait que les plus grands seraient parfois lassés de fréquenter le parascolaire aux côtés des plus petits et par le fait que les enfants qui fréquentent une structure sont automatiquement réinscrits pour l’année suivante, si cela correspond à la demande des parents.

Certains parents jugent toutefois que leur enfant de 10 ans est un peu jeune pour se retrouver seul une partie de l’après-midi. La conseillère communale Nicole Baur entend cette préoccupation : « Il ne faudrait pas que ces enfants soient seuls l’après-midi. On est bien d’accord ».

Nicole Baur : « C’est vraiment là qu’on met l’accent, c’est sur les Tables de midi. »

Pour la cheffe du Service de la jeunesse de La Chaux-de-Fonds Cristèle Segura, les « Tables de midi » sont effectivement « une bonne réponse pour les familles ». Elle précise que les élèves de 7e et 8e années représentent 10% des demandes en matière d’accueil parascolaire dans la Métropole horlogère. Elle constate elle aussi des sollicitations en baisse pour cette catégorie d’âge. Et si tout est fait pour répondre un maximum aux demandes, « chaque structure a une liste d’attente, quelle que soit la catégorie d’âge », dit-elle.

La révision de la Loi sur l’accueil des enfants, qui pousse les Communes à atteindre un taux de couverture de 35% aussi bien pour le pré et le parascolaire, ne devrait pas changer fondamentalement la donne. Tant à Neuchâtel qu’à La Chaux-de-Fonds, on dresse le même constat : plus on ouvre de places, plus il y a de la demande.

Les parents dont les enfants arrivent bientôt en 7e année doivent donc se préparer à l’éventualité de chercher d’autres solutions de garde ou à habituer leur progéniture à rester seule jusqu’à leur retour. /sbm


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