L’élue libérale-radicale annonce ce vendredi qu’elle se retire du Conseil communal de la Ville de Neuchâtel. Violaine Blétry-de Montmollin démissionne au 30 juin 2027 pour se recentrer sur sa vie privée. Elle ne se présentera pas pour succéder à Laurent Favre au Conseil d'État.
Coup de tonnerre en Ville de Neuchâtel. La conseillère communale Violaine Blétry-de Montmollin annonce ce vendredi sa démission au 30 juin 2027, une date qui marquera dix ans d’engagement au sein de l'exécutif. L’élue PLR, âgée de 50 ans, a pris cette décision « pour se recentrer sur sa vie privée ». Pressentie pour se lancer dans la course à la succession de Laurent Favre au Conseil d'État neuchâtelois, elle renonce ainsi à viser le Château. Après plusieurs mois de réflexions, Violaine Blétry-de Montmollin a décidé de se retirer de la vie politique, elle qui avait entamé son engagement à l’âge de 20 ans au sein du Conseil général d’Auvernier. La libérale-radicale a aussi œuvré durant près de dix ans comme députée à partir de 2001, rappelle son parti, puis comme présidente du PLRN entre 2009 et 2011. Violaine Blétry-de Montmollin souhaite « ouvrir un nouveau chapitre professionnel », encore en réflexion, avant sa retraite. « J’ai aussi envie de me recentrer un petit peu sur ma vie de femme et de maman », explique-t-elle.
Violaine Blétry-de Montmollin : « Après 30 ans, on a un enthousiasme qui s’érode un petit peu et il est important aussi de laisser la place aux autres. »
Violaine Blétry-de Montmollin est actuellement en charge du Dicastère du développement territorial, du logement et des bâtiments en Ville de Neuchâtel. Elle était entrée à l’exécutif de la capitale cantonale au 1er janvier 2017. La libérale-radicale avait été réélue en octobre 2020, puis en mai 2024. Lors de ces dernières élections, elle était arrivée en 5e position, derrière le bloc de gauche formé par ses actuels collègues, les socialistes Julie Courcier Delafontaine et Jonathan Gretillat et les écologistes Nicole Baur et Johanna Lott Fischer. Se retrouver seule femme de droite au sein de l’exécutif n’a toutefois pas pesé dans son choix : « on est toujours arrivé à construire cette ville par des projets, par une vision commune et la collaboration est la même qu’à l’époque », dit-elle. « Le point un petit peu plus difficile : il y a un peu plus de dogmatisme et de manque de vision commune et de projets communs entre les partis. [..] Ça me désole un petit peu ».
« C’est une question de timing, d’engagement depuis longtemps et de décision très personnelle. »
Durant son mandat, la conseillère communale PLR a notamment porté le projet de fusion avec Peseux, Corcelles-Cormondrèche et Valangin, ainsi que le réaménagement des Jeunes-Rives, la restauration de la Collégiale et la rénovation du cimetière de Beauregard. Autre grand dossier en cours dans ses services : le PAL, le plan d’aménagement local. Si Violaine Blétry-de Montmollin a fixé son départ au 30 juin 2027, c’est aussi pour mettre un point final à ces deux grands dossiers que sont les Jeunes-Rives et le PAL. La date de l’élection pour désigner son successeur n’est pas encore fixée. Le Conseil communal de Neuchâtel salue de son côté « l’engagement de sa collègue, le plus ancien membre de l’exécutif en activité, à l’énergie inlassable, pour le développement de la Ville et de la région ».
Le PLRN salue l’engagement « sans faille » de Violaine Blétry-de Montmollin
Le Parti libéral-radical neuchâtelois dit respecter pleinement la décision de la Conseillère communale et la remercie pour « son engagement sans faille, son énergie et sa détermination ». Le président du PLRN Gregory Huguelet-Meystre dit vivre les décisions de Violaine Blétry-de Montmollin, mais aussi de Laurent Favre avec beaucoup de sérénité. Ces choix ne sont pas une surprise pour le parti. « Ça s’est fait en toute transparence. Les discussions ont eu lieu tôt », explique le président. Le PLRN avait ainsi compris qu’il ne pourrait pas forcément compter sur la conseillère communale pour succéder à Laurent Favre. Le parti dit pouvoir s’appuyer sur de nombreuses personnalités prêtes à assumer des responsabilités en vue des prochaines échéances aux niveaux cantonal, fédéral et communal. « On n’est pas aux abois », conclut Gregory Huguelet-Meystre. /sbm









