Capteurs pour désengorger les hôpitaux développés au CSEM

Surveiller les constantes de patients à distance, c’est possible désormais grâce à un projet ...
Capteurs pour désengorger les hôpitaux développés au CSEM

Surveiller les constantes de patients à distance, c’est possible désormais grâce à un projet développé au CSEM

Projet COMO : la ceinture thoracique. Photo : ©Reto Duriet Projet COMO : la ceinture thoracique. Photo : ©Reto Duriet

Des capteurs légers ont été conçus pour surveiller à distance les paramètres vitaux des patients atteints du Covid-19 et désengorger les hôpitaux. Le projet, dirigé par la start-up tessinoise Vexatec, utilise une technologie initialement développée par le CSEM, basé à Neuchâtel.

« L'hôpital universitaire Luigi Sacco à Milan teste actuellement une ceinture thoracique initialement développée au CSEM pour des applications spatiales », a indiqué vendredi l'institution neuchâteloise. Outre Vexatec, l'entreprise italienne EOS est aussi associée au projet.

La ceinture enregistre en continu le rythme cardiaque, la fréquence respiratoire et les mouvements physiques du patient. En parallèle, des dispositifs sans fil sont utilisés ponctuellement pour indiquer le taux d'oxygénation du sang et la température de peau. Les données enregistrées sont transférées en temps réel à un système central via une application mobile installée sur le smartphone du patient, et à laquelle l'équipe médicale peut aussi accéder.


Missions spatiales

Si les valeurs mesurées d'un patient sont inférieures ou supérieures à un seuil prédéfini, une notification s'enclenche automatiquement pour en informer les soignants. « Le patient peut donc rester à domicile et recevoir un soutien médical et psychologique en cas de besoin », peut-on lire sur le communiqué.

Ce projet italo-suisse est soutenu financièrement par l'Agence spatiale européenne et l'Agence spatiale italienne. Il s'appuie sur une technologie connue, développée initialement par le CSEM pour le compte de l'ESA.

Le but était alors d'enregistrer les paramètres physiologiques des personnes participant aux missions scientifiques sur la base Concordia en Antarctique. « Le système revient désormais sur le devant de la scène, dans une version modernisée, en coopération avec Vexatec », a précisé le CSEM. /comm-mwi


 

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