La Fédération neuchâteloise des actrices et acteurs culturels demande au Canton la mise sur pied d‘un plan d'urgence qui tienne compte de la diversité des modèles économiques de la branche
Les appels du pied de la culture aux autorités neuchâteloises se font de plus en plus pressants, au lendemain de l’annonce de fermeture des salles de spectacles, théâtres ou encore cinémas. Sans une nouvelle forme d’aides, « le tissu culturel du canton se déchirera et laissera place à un paysage artistique désolé », insiste la FNAAC dans un communiqué publié lundi.
La Fédération neuchâteloise des actrices et acteurs culturels estime que les aides mises en place depuis mars par la Confédération sont très difficilement accessibles, car inadaptées aux spécificités des métiers de la culture et à la diversité des modèles économiques. Il en découle une situation fragile et précaire, selon la FNAAC. Autrement dit, un festival, qui compte sur les recettes de ses bars et de ses billets, n’aura pas les mêmes besoins qu’un théâtre subventionné ou qu’un cinéma indépendant. En conséquence, seule une faible partie des montants prévus a été engagée par le Canton de Neuchâtel, souligne la FNAAC.
Matthieu Béguelin, secrétaire de la fédération, en appelle à des critères plus souples dans l’entretien accordé à RTN (à écouter ci-dessous). Des aides forfaitaires ont par exemple vu le jour dans le canton du Valais. De même, le mode de travail dans la branche n’est pas le même. « Les intermittents ne sont pas reconnus en Suisse au contraire de la Belgique et de la France. Les RHT ne sont pas destinées à soutenir les milieux culturels», ajoute-t-il.
La FNAAC a rencontré récemment le Service cantonal de la culture en compagnie de représentants des Villes pour leur présenter une série de propositions de mesures de soutien et des actions politiques concrètes et rapides. /lre










