Les prisons neuchâteloises s'adaptent face au coronavirus

Visites des proches suspendues et ateliers fermés : le coronavirus affecte également la vie ...
Les prisons neuchâteloises s'adaptent face au coronavirus

Visites des proches suspendues et ateliers fermés : le coronavirus affecte également la vie dans les établissements pénitentiaires du canton

L'établissement pénitentiaire de Bellevue à Gorgier. (Photo d'archives du service de presse de l'Etat de Neuchâtel). L'établissement pénitentiaire de Bellevue à Gorgier. (Photo d'archives du service de presse de l'Etat de Neuchâtel).

Les prisons neuchâteloises s’adaptent aux contraintes liées au coronavirus, tout comme le reste de la société. Des mesures ont été prises pour éviter que le virus n’entre dans les établissements pénitentiaires de Bellevue à Gorgier et de La Promenade à La Chaux-de-Fonds. Objectif : protéger les détenus et le personnel.

Les détenus n’ont plus le droit de voir leurs proches pour le moment. Seules les visites absolument nécessaires sont maintenues, comme celles de certains avocats qui ne pourraient pas joindre leur client autrement. En contrepartie, l’accès au téléphone est facilité durant cette période.

Les ateliers sont fermés. Le chef du Service pénitentiaire, Christian Clerici, indique que le confinement est trop important dans ces lieux pour assurer la sécurité sanitaire nécessaire. En revanche, certains secteurs restent ouverts, dans le plus grand respect possible des mesures d’hygiène.

Quant aux repas, ils sont pris en cellule à La Promenade et par secteur à Bellevue où l’on compte une dizaine de personnes au maximum, avec assez d’espace.

Christian Clerici indique que 85 % des détenus bénéficient d’une cellule individuelle. Le pourcentage restant est surtout composé de cellules double jugées suffisamment grandes pour respecter la distance nécessaire ; ces cellules sont par ailleurs ouvertes sur le secteur une bonne partie de la journée.


Protéger aussi le personnel

Du côté du personnel, un bon tiers travaille dans l’administration et peut le faire à domicile. Le reste des employés continue toutefois de travailler dans les pénitenciers. Au moindre doute sur leur état de santé, les collaborateurs sont invités à respecter les règles d’auto-quarantaine, l’objectif étant de ne pas laisser le coronavirus franchir les portes des établissements pénitentiaires.


Entrées limitées

Actuellement, le Service pénitentiaire s’abstient de faire entrer en prison des personnes en attente de purger leur peine. Celle-ci est reportée. En revanche, un cambrioleur arrêté par la police par exemple sera conduit en détention provisoire. « Il y a donc de nouvelles arrivées à gérer », indique Christian Clerici, mais personne ne sort de manière prématurée pour le moment, ajoute-il.

Toutes ces mesures seront réévaluées vers la mi-avril. /sbe


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