Les défenseurs de la HEM ont le sourire

Les Neuchâtelois n’auront peut-être pas besoin de voter sur l’avenir de la Haute école de musique ...
Les défenseurs de la HEM ont le sourire

Les Neuchâtelois n’auront peut-être pas besoin de voter sur l’avenir de la Haute école de musique. Le Grand Conseil va choisir s’il garde l’institution ou laisse le peuple trancher. Une situation qui ravit les membres de l’initiative pour le maintien d’une formation musicale professionnelle

Si le Grand Conseil neuchâtelois accepte l'amendement de la Commission, l'avenir de la HEM ne se fera pas dans les urnes. Si le Grand Conseil neuchâtelois accepte l'amendement de la Commission, l'avenir de la HEM ne se fera pas dans les urnes.

Deux jokers pour la Haute école de musique. L’initiative pour le maintien d’une formation musicale professionnelle dans le canton de Neuchâtel pourrait être acceptée sans passer devant le peuple. Alors que les initiants ont récolté 5'319 signatures pour sauvegarder l’antenne neuchâteloise de la Haute école de musique de Genève, une commission du Grand Conseil propose tout simplement de ne pas suivre le contre-projet du Conseil d’Etat et de privilégier directement le texte populaire.

Fait piquant, un amendement qui sera tranché par le législatif pourrait tout simplement annuler la décision du Gouvernement de fermer l’école, sans passer par le verdict des urnes. Et si le législatif privilégie le contre-projet du Conseil d’Etat, les initiants auront une deuxième carte à abattre avec le verdict des urnes.


Maintien coûte que coûte

Cette double possibilité, plutôt inhabituelle, réjouit les initiants qui ont convié la presse lundi matin. Ses membres ont annoncé que si le Grand Conseil acceptait le texte lors d’une prochaine session, cette décision ne serait en tout cas pas combattue. Selon Matthieu Béguelin, membre du comité d’initiative, le maintien d’une formation musicale professionnelle dans le canton de Neuchâtel est le but à atteindre. Qu’il y ait un vote populaire ou non, c’est l’objectif qui prime.


Décision surprenante et encensée

Les membres du comité d’initiative ont été surpris de la décision de la commission qui a décidé d’aller dans leur sens. Cette démarche est assez inédite dans l’hémicycle. En effet, le législatif a majoritairement tendance à privilégier les contre-projets proposés par le Gouvernement, puis amendés.

Dans ses travaux, la commission n’a pas été convaincue par les arguments financiers du Gouvernement qui promettait un total de 2,2 millions d’économie en cas de fermeture de l’institution. La commission concède seulement une économie de 1,3 million. Économie insignifiante pour fermer la HEM aux yeux de la majorité des commissionnaires.


Démocratie en otage

Du côté des opposants, on regrette la décision de la commission qui, avec son travail, « prive » le peuple de son droit démocratique. Toutefois, pour le député PLR Quentin di Meo, il y a de fortes chances que l’amendement proposé soit « malheureusement » accepté et l’initiative approuvée, sans que le peuple n’ait son mot à dire.

Les débats au Grand Conseil promettent donc d’être mouvementés. /jha


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