Grogne au sommet de Pouillerel

Un collectif de citoyens et deux associations de protection de la nature estiment qu’un agriculteur ...
Grogne au sommet de Pouillerel

Un collectif de citoyens et deux associations de protection de la nature estiment qu’un agriculteur chaux-de-fonnier outrepasse ses droits sur un terrain de la commune. Ce dernier se défend

Le sommet ne serait plus aussi accessible qu'avant selon un collectif de citoyens. Le sommet ne serait plus aussi accessible qu'avant selon un collectif de citoyens.

Le sommet de Pouillerel fait débat à La Chaux-de-Fonds. Un collectif citoyen dénonce une intensification de la culture au détriment de la faune et des promeneurs sur ce terrain qui appartient à la commune. Le paysan locataire des lieux est visé par le collectif qui demande que le Conseil communal prenne des dispositions. Mardi soir, le POP a porté une interpellation devant le Conseil général. Le parti, qui s’appuie sur deux autres courriers reçus - Pro Natura et la Société protectrice des animaux de Neuchâtel et environ - voulait savoir si la Ville partageait ce constat. Du côté de l’agriculteur, on juge que ces accusations sont injustifiées et offensantes.


Disparition de la faune et de la flore

Dans son courrier transmis en juillet, le collectif citoyen dénonce notamment la disparition de la faune et de la flore, l’intensification de l’agriculture, le déplacement de barrière pour agrandir la surface exploitable, des coupes d’arbres illicites et des accès restreints au sommet chaux-de-fonnier. De quoi alerter les autorités de la Ville. Des courriers similaires ont aussi été envoyés par les deux sociétés de protection de la nature qui reconnaissaient les mêmes problèmes.

Mardi, le problème a été empoigné devant le conseil général et l’exécutif a avoué que les relations avec son locataire étaient problématiques. Toutefois, le Conseil communal n’a pas répondu sur le sujet des barrières déplacées ou de la coupe de bois. Des discussions sont en cours d’ailleurs sur un nouveau contrat de fermage, un contrat avec certaines conditions qui n’a pas été signé par l’agriculteur.


Accusations injustes

Du côté de l’agriculteur, on se défend. Jusqu’à ce jour, selon lui, il n’a reçu aucune condamnation ou dénonciation devant une instance judiciaire pour des travaux illicites. Contacté, ce dernier avance que ces accusations sont infondées. Concernant la biodiversité, il avance que les très importantes sécheresses de ses trois dernières années ont mis à mal la flore du sommet de Pouillerel, un état de fait dont il n’est pas responsable.

Visé par la lettre du comité citoyen, l’agriculteur se défend en arguant que depuis 1994, la Ville a décidé de reporter les charges des infrastructures sur les exploitants. Par conséquent, ce dernier indique être propriétaire des bâtiments avec un bail de longue durée pour les terrains.


Accès au sommet plus difficile ?

Le collectif citoyen fait aussi état de difficultés de passage pour les promeneurs et sportifs vers le sommet. Un argument réfuté par le paysan. Selon ce dernier : « pourquoi barrer l’accès ? » alors qu’il propose des chambres d’hôtes et des activités liées au tourisme. Concernant le passage, l’agriculteur explique que les vaches qui étaient en stabulation à cet endroit ont été déplacées et que le chemin est désormais utilisé pour l’accès aux parcelles, ce qui a motivé une réorganisation des barrières.

Finalement, ce dernier n’est pas contre une extensification pour faire place à la biodiversité. Il ajoute que son travail avec le SFFN (Service de la faune, des forêts et et de la nature) pour planter des arbres en est la preuve. Toutefois, le manque à gagner en termes de productivité, doit s’accompagner de contreparties financières de la Ville pour être viable selon lui.

En conclusion, des discussions sont en cours entre le paysan et la Commune. Maintenant, reste à savoir si un terrain d’entente pourra être trouvé et quelles décisions seront prises concernant le sommet de Pouillerel. /jha


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