Corriger le tir après l'affaire de la LNM

Mieux former les conseillers communaux à endosser des fonctions au sein d’entités parapubliques ...
Corriger le tir après l'affaire de la LNM

Mieux former les conseillers communaux à endosser des fonctions au sein d’entités parapubliques : c’est l’une des recommandations émises après l’affaire de la Société de navigation qui a coûté son poste au conseiller communal de Neuchâtel Olivier Arni

L'Hôtel de Ville de Neuchâtel où siège le Conseil général. L'Hôtel de Ville de Neuchâtel où siège le Conseil général.

La Ville de Neuchâtel essaie de tirer des enseignements de l’affaire de la LNM. Le double rôle joué par Olivier Arni, ancien conseiller communal et ancien président du Conseil d’administration de la Société de navigation sur les lacs de Neuchâtel et Morat, a mis en lumière les difficultés qui peuvent surgir du cumul de mandats dans un exécutif et dans des entités parapubliques. Un groupe de travail, issu du Conseil général de Neuchâtel, a planché sur la question et émis 9 recommandations qui seront soumises au législatif ce lundi soir.

La première constatation porte sur le nombre élevé d’entités parapubliques dans lesquelles la Ville de Neuchâtel est représentée, soit 157, et la liste pourrait être plus longue. Ces entités sont principalement liées au domaine de la culture et intégration, de l’éducation, de la sécurité et de la santé. Les conseillers communaux ne siègent pas partout. Des chefs de service occupent aussi ces fonctions mais le constat est clair : ces activités prennent beaucoup de temps. Le groupe de travail recommande ainsi d’évaluer régulièrement la pertinence pour la Ville d’être représentée dans toutes ces entités.


Mettre l’accent sur la formation

À ses yeux, il est aussi nécessaire de mieux former les conseillers communaux en termes de compétences nécessaires pour assumer ces fonctions, quitte à déléguer ces postes aux personnes de l’administration qui ont ces compétences. Pour le groupe de travail, les conseillers communaux doivent par ailleurs contracter une assurance pour se prémunir des retombées personnelles d’éventuels problèmes rencontrés dans leur charge.

Autre point soulevé : la nécessité de clarifier quelles informations, sur ces activités, peuvent être plus largement partagées au sein du Conseil communal dans son ensemble ; la communication ayant fait défaut dans le dossier de la LNM.


Les dégâts engendrés par l'affaire LNM

Ce rapport est en effet aussi l’occasion d’un peu mieux comprendre ce qui n’a pas fonctionné dans l’affaire de la Société de navigation. Pour les auteurs du rapport, cette affaire « a cristallisé la mauvaise articulation entre autorité publique et société privée ». Elle a provoqué un dégât d’image pour la Ville, la démission d’un conseiller communal et mis en lumière la gestion problématique d’une entité qui appartient à 10% à la Ville de Neuchâtel, sans compter le retard pris dans le traitement des affaires courantes en lien avec la gestion de cette crise.

Le groupe de travail invite d’ailleurs la Ville à élaborer un plan d’urgence pour faire face à ce genre de situations ; un plan qui a manqué dans ce cas à ses yeux. Il invite aussi à ouvrir la réflexion sur la possibilité, par exemple, de destituer un membre du Conseil communal. /sbe


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