Pas touche aux prestations sociales

Une fin de non-recevoir pour le groupe PLR-VL du Conseil général du Locle. Il demandait à l’exécutif ...
Pas touche aux prestations sociales

Une fin de non-recevoir pour le groupe PLR-VL du Conseil général du Locle. Il demandait à l’exécutif des chiffres détaillés sur les prestations sociales accordées par la Mère commune et des comparaisons avec d’autres collectivités publiques. La proposition a suscité une levée de boucliers

Le groupe PLR-VL au Conseil général du Locle voulait en savoir plus sur les prestations sociales accordées dans la Mère commune. Il s'est heurté à un mur. (Photo : archives) Le groupe PLR-VL au Conseil général du Locle voulait en savoir plus sur les prestations sociales accordées dans la Mère commune. Il s'est heurté à un mur. (Photo : archives)

« Il faut prendre l’argent là où il se trouve. C’est-à-dire chez les pauvres. Ils n’ont pas beaucoup d’argent, mais il y a beaucoup de pauvres ». Le groupe POP du Locle a repris mercredi soir cette citation d’un humoriste française du 19e siècle lors de la séance du Conseil général. Elle visait à illustrer la façon dont les popistes percevaient le postulat déposé par le groupe PLR-Vert’libéraux. Le texte demandait au Conseil communal de lister et de chiffrer les prestations sociales communales et de présenter un comparatif avec les pratiques en cours dans les autres collectivités publiques du canton.

La proposition a suscité une levée de boucliers dans les rangs des autres partis. « Nous refuserons en évoquant la ligne rouge à ne pas franchir », s’est exclamé le rapporteur des Verts. « La réduction des prestations sociales aux plus démunis est une solution crasse », a surenchéri le parti socialiste. La réponse du Conseil communal est tombée comme un fruit mûr : « la seule chose qui intéresse le groupe PLR-VL, c’est de supprimer ces prestations ». L’auteur du texte s’en est défendu : « si le but était de réduire, de supprimer, on serait venu avec des moyens plus coercitifs ». Minoritaire au sein du législatif de la Mère commune, la droite a vu sa proposition balayée par 21 voix contre 13.

Plus tard dans la soirée, le parti socialiste est venu avec une interpellation en forme de soutien au Musée des Beaux-arts. Avec le budget 2019 déficitaire et une augmentation du coefficient fiscal combattue par référendum, des voix se sont élevées pour dénoncer une institution qui coûte cher pour un nombre de visiteurs jugé modeste. Le PS proposait au Conseil communal de transformer les membres du législatif en ambassadeurs du musée, en leur organisant une à deux fois par année une visite du MBA afin de leur permettre d’en mesurer l’intérêt. Si l’exécutif a apprécié la démarche, il a refusé « d’enfiler un costume trop paternaliste ». Le groupe socialiste a pris acte avec regret. Il promet de revenir à la séance de février avec d’autres propositions pour optimiser les musées au niveau de la ville du Locle et de la région. /cwi


 

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