Les plantes psychotropes au Jardin botanique

Un ouvrage dédié aux plantes psychotropes. Il est le fruit d’une collaboration entre l’Université ...
Les plantes psychotropes au Jardin botanique

Un ouvrage dédié aux plantes psychotropes. Il est le fruit d’une collaboration entre l’Université et le Jardin botanique de Neuchâtel

L'ouvrage scientifique est publié aux éditions Imago. L'ouvrage scientifique est publié aux éditions Imago.

Le tabac, l’absinthe ou encore le cannabis sous toutes les coutures. L’ouvrage Histoires et usages des plantes psychotropes, dévoilé mardi au Jardin botanique de Neuchâtel, réunit seize auteurs venant de disciplines aussi variées que l’anthropologie, l’archéologie, la psychologie, la philosophie, la chimie et la biologie. Il est le fruit de la collaboration entre l’Institut d’ethnologie de l’Université de Neuchâtel et le Jardin botanique.

Les auteurs y analysent l’usage des plantes dans différentes sociétés, notamment en Amérique du Sud. Ce regard porte aussi sur différents moments de l’histoire. Un chapitre est par exemple consacré au millier de procès de sorcellerie tenus en terres neuchâteloises entre 1439 et 1685. A l’époque déjà, pas besoin de consommer certaines plantes pour être mis au ban de la société : le simple fait d’en posséder était déjà illégal.

Le regard sur les plantes change aussi en fonction du lieu. Alors que le cannabis est interdit dans nos contrées, il est vénéré ailleurs. Au fil du temps, le jugement évolue également : l’absinthe a été proscrite pendant un siècle. De quoi donner le vertige à l’un des auteurs de l’ouvrage. Jeremy Narby rappelle que notre civilisation brulait des gens qui utilisaient de l’origan. Alors qu’aujourd’hui, on en saupoudre nos pizzas.

Le Jardin botanique consacrera une prochaine exposition aux psychotropes et aux plantes maitresses. /aju-comm


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