Un étranger menaçant sera expulsé

Un prévenu violent et menaçant écope de 18 mois de prison ferme. Reconnu coupable de multiples ...
Un étranger menaçant sera expulsé

Un prévenu violent et menaçant écope de 18 mois de prison ferme. Reconnu coupable de multiples délits par le Tribunal criminel de Neuchâtel, ce Congolais sera en outre expulsé vers son pays d’origine, une fois sa peine purgée

Le prévenu fait le show, mais finalement se retrouve derrière les barreaux.

Un homme a été condamné mardi à 18 mois de prison ferme par le Tribunal criminel de Neuchâtel. Entre 2015 et 2017, ce Congolais, actuellement à l’aide social, s’est notamment rendu coupable de vol, lésions corporelles simples, voies de faits, menaces et injures envers de nombreuses personnes. Accusé de tentative de viol sur son ex-femme, il a toutefois été acquitté de cette charge, au bénéfice du doute.

Néanmoins, une fois sa peine purgée, il sera expulsé vers son pays d’origine pour une durée minimale de trois ans.

 

Audience bruyante

L’audience a été particulièrement chaotique mardi à Neuchâtel. L’attitude du prévenu bavard et fanfaron ainsi que les témoignages parfois hors sujet des plaignants, ont fait que ce procès a semblé très décousu.

Tout d’abord, le prévenu est arrivé à l’audience avec une démarche ostentatoire et clinquante de dandy. Vêtu d’un long imperméable noir, d’un fédora bordeaux, bardé d’un lourd crucifix doré sur la poitrine et muni d’une canne, il a montré une attitude vantarde qui a dépeint sur le procès.

Le Congolais a constamment repris la présidente et fait de grands gestes en direction de son ex-femme présente à l’audience. Alors que cette dernière l’accusait d’avoir tenté de la violer en juillet 2015 alors que les deux étaient séparés, le prévenu a assuré que c’était elle qui aurait tenté de le séduire et de le violer. Par manque de preuves, les juges n’ont pas pu déterminer la culpabilité du prévenu et ont donc abandonné les charges contre lui.

Mais ce n’est pas tout. Entre 2015 et 2017, le prévenu a commis une liste de délits longue comme le bras : notamment des injures et voies de fait envers des policiers lors d’une intervention et une agression lors de la Fête des Vendanges. Il a aussi menacé de déposer une bombe au guichet social et de « casser la gueule » de son assistante sociale si son budget ne lui était pas versé sur le champ. Pour finir, l'homme a chapardé une paire de lunettes de luxe d'une valeur de plus de 5'000 francs dans un magasin.

Des accusations que le prévenu a réfuté en masse lors de son interrogatoire. A la place, il a blâmé son ex-femme sans qui : « rien ne serait arrivé ».

 

Propos exagérés

Dans son réquisitoire, le Ministère public a avancé que le nombre d’infractions du prévenu était énorme. De plus, il ne fait preuve d’aucun respect envers les autorités et sa femme. Il « use de la force et de son physique pour faire sa loi ». Pour ces faits, le procureur a donc requis 30 mois de prison ferme. Une version reprise par la partie plaignante qui a aussi ajouté que les propos du prévenu pour se dédouaner étaient tellement exagérés que ça en était ridicule.

De son côté, la défense a argumenté que le prévenu était peut-être un personnage qui avait le don d'irriter, mais qu’il ne s’était rendu coupable d’aucun des chefs d’accusation retenus contre lui. L’avocat du prévenu demandait l’acquittement pur et simple.

 

Peine ferme et expulsion

Finalement, les juges auront eu le dernier mot. Le prévenu écope donc de 18 mois de prison ferme. Au vu de son passif et de deux autres condamnations en 2013 et 2015 pour des motifs presque similaires, les juges ont aussi prononcé une procédure d’expulsion de 3 ans à son encontre.

Les parties ont 10 jours pour faire appel. /jha


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus