Une trentaine d’étudiants de l’école supérieure de tourisme de Lausanne ont passé la semaine au Vallon. Leur défi : formuler des propositions pour rendre la destination plus accueillante pour les familles.
Un tichodrome déguisé: voilà la nouvelle mascotte du Val-de-Travers imaginée par un groupe d’étudiantes de l’École supérieure de tourisme de Lausanne. Cet oiseau aux ailes rouges vit dans les parois rocheuses du Vallon et représente parfaitement la région : « Nous avons décidé de nous concentrer sur la nature, qui constitue vraiment un patrimoine incroyable du Val-de-Travers. Touristiquement, il y a énormément de choses à faire », raconte Lorraine Christen, l’une des étudiantes.
L’objectif de ce nouveau visuel, c’est de mieux correspondre au goût des familles. La région souhaite renforcer leur présence à l’horizon 2028, avec 20 à 30% de visites en plus.
« Ce tichodrome représente très bien la région. »
La fée verte, associée à la consommation d’alcool, était peut-être inadaptée pour un public enfantin… Elle ne disparaît toutefois pas complètement : « Nous lui avons ajouté une petite ceinture en cuir en référence à l’artisanat, un costume en feuilles pour représenter la forêt, une touche de bleu pour l’Areuse… Sans oublier une fée verte en broche sur le cœur ! », rassure Lorraine Christen.
Améliorer la communication
Parmi leurs autres domaines d’études, les étudiants relèvent des lacunes dans la communication. « La destination Val-de-Travers a de la peine à recenser toutes les activités qui existent pour les familles », observe Tatiana Fokianos. Il arrive encore que des évènements soient organisés sans en informer les structures touristiques, les privant ainsi d’une force de communication bienvenue. Avec son groupe, l’étudiante propose donc « de rassembler tous les acteurs locaux du tourisme en un même lieu, pour que les familles puissent avoir accès aux informations de manière pratique et facile. »
La facilité d’organisation justement, c’est l’un des aspects appréciés par les familles, selon le directeur de l’École de tourisme de Lausanne. Thomas Gény note plusieurs autres pistes sur lesquelles Destination Val-de-Travers pourrait capitaliser : « La nature est un élément important. Les parents n’ont pas envie que leurs enfants restent derrière un écran ou à l’intérieur. Ils veulent les éduquer, leur faire connaitre le patrimoine industriel de la région, les animaux, la manière de produire le fromage… »
Thomas Gény : « Mais il faut aussi que les parents s’y retrouvent, avec des bonnes tables par exemple. »
Toutes les propositions des étudiants seront étudiées par Destination Val-de-Travers en février 2026, qui décidera alors lesquelles seront retenues et concrétisées. /jti









